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 Le beau aux bois dormants [Baron <3]

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Alice Evans
Je suis une femme… Les films d’horreurs et d’actions ce n’est pas mon truc…
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MessageSujet: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Ven 29 Juin - 21:57

Alice était plus qu’épuisée, normale, la jeune femme venait de passer plus de 8h dans un avion, tout ça pour rejoindre l’Angleterre, bref c’était pas vraiment un drame en soit, juste qu’elle avait du, en plus, supporter une vieille acariâtre totalement accros aux cacahouètes et un jeune junkie en manque, muet…habituellement Alice n’avait pas à fréquenter le bas peuple, comme elle aimait appeler si communément ce genre de gens, habituellement elle bénéficiait du meilleur, de la première classe, ou Jet privé entre autre, mais son frère Yoann avait eut la délicatesse de la prévenir genre au dernier moment, sur le coup ça avait été carrément catastrophique pour la jolie blonde, non ? Comment allait-elle pouvoir voyager avec des gens normaux ?? C’était vraiment impensable pour elle, elle si parfaite, si délicate, d’une compagnie si exquise…quoi qu’il en soit elle avait du se rendre à l’évidence, elle n’avait pas le choix, et tout ses caprices et charmes n’avaient été pour une fois en aucune aide, son destin avait l’air tout à fait scellé, le voyage se ferrait donc en deuxième classe en compagnie de gens normaux et totalement répugnants ! Les deux premières heures avaient été supportables, enfin c’est un grand mot, la jeune femme avait tenté de ruser afin que les siéges autour d’elle ne soient pas occupés, mais bon fatalement une hôtesse de l’air avait fini par s’en mêler, lui imposant les deux pires passagers de l’avion comme compagnon de voyage…la totale ! Bref jusque là à la rigueur, la demoiselle pouvait éventuellement faire un effort et s’en accommoder, de toute façon il semblait qu’elle n’avait pas le moindre choix dans cette histoire, et puis elle préférait penser déjà au meilleur, à ce qui allait arriver ensuite, c’est à dire, des merveilleuses vacances dans un somptueux manoir anglais…La jeune fille avait toujours été adepte des vacances supra ensoleillés sur des îles plus paradisiaques les unes que les autres, pour une fois il semblait qu’elle avait envie de goûter à autre chose et puis elle n’était pas idiote…du haut de ses 1m55 et de ses 17 printemps elle savait qu’un tel événement dans un tel manoir devait forcément réunir une bonne partie de la richesse dorée anglaise…genre des princes ou encore autres barons, le genre de bons partis, vous savez, la trentaine passé mais qui raffole encore de la jeunesse pure et galopante que pouvait éventuellement offrir la jeune Alice…Et oui, Alice avait un petit faible pour se genre de « bon partis » pas pour se fixer et acquérir un titre, juste pour avoir la fierté d’avoir sauter un noble… après tout, chacun son truc…
Bref retournons donc à ce fameux avion…et Alice avait réussit tant bien que mal à supporter ses voisins pendant environ deux heures. Pétant finalement un câble, la belle blonde avait eut l’ingéniosité de feindre une crise de claustrophobie pour se retrouver aux premières loges, dans le célèbre cockpit et ainsi passer un agréable voyage en compagnie de deux sexy pilotes ne manquant pas d’humour…ahhhh ce qu’il faut pas faire pour voyager tranquillement^^…
Atterrissant enfin en Angleterre, une limousine, premier signe de délicatesse et distinction qu’elle méritait amplement, était venue la chercher pour la mener jusqu'à un petit bateau qui était apparemment chargé de conduire les invités sur l’île du Nègre, là on se trouvait le fameux manoir où elle devait passer ses quelques vacances. Ses nombreuses valises avaient d’ailleurs retardées sa venue, le bateaux étant obligé de faire deux allées-retour afin que la belle blonde est tout ce qu’elle avait embarqué avec elle à disposition. Elle se renseigna rapidement auprès de l’accueil, et on lui indiqua que son frère tout comme les hôtes n’étaient pas encore arrivés…crotte, voilà qu’elle se retrouvait dans un manoir désert sans connaître la moindre personne ! Alice soupira, se laissant pas démonter pour autant, après tout il était tard et son frère arriverait sûrement demain dès la première heure, il avait sans aucun doute été retardé par un sponsor ou un truc du genre…comme quoi la célébrité n’est pas vraiment quelque chose de contrôlable, quoi qu’il en soit ça lui laisserait tout le temps de se remettre de ses 8h de vol ! Le personnelle lui donna une clé de chambre, lui indiquant que bien entendu toutes les chambres disposaient de salle de bain personnelle et étaient en quelque sorte de vrais petites suites…elle soupira c’était enfin une véritable bonne nouvelle…mais quoi ?? Non, pas possible, sa chambre serait directement reliées avec celles de 3 autres invitées…galère, surtout pour elle qui avait généralement beaucoup de mal à s’entendre avec les filles en tout genre…de plus elle voyait ça de là, elle devait genre être la plus jeune ici, ça allait pas être de la tarte pour se faire respecter, mais bon dans un sens personne était obligé de savoir qu’elle n’avait que 17 ans, du moins pas si son crétin de frère oublie de la présenter…ce qui serait éventuellement une bonne chose, puisqu’elle pourrait dès lors se faire passer pour qui elle voudrait, vous savez genre la princesse d’une petite royauté inconnue ou un truc du genre…elle sourit à cette pensée, oubliant par la même occasion qu’elle devrait supporter les trois autres potiches…Un homme l’aida à monter ses valises dans la fameuse chambres et Alice se posa un instant sur son lit, se demandant si elle aurait vraiment le courage de tout ranger…elle avait du emmener plus d’une vingtaine d’énormes valises Vuitton…ça pouvait paraître un peu trop pour certains mais elle aimait avoir ses affaires avec elle, et il n’y avait pas de mal à ça…Bref l’homme en question en avait pour un bon moment pour grimper toutes ses affaires. Elle déposa sa clé sur le lit se tournant vers lui tout en retirant sa paire de prada…whoo chose qu’elle ne faisait genre jamais en public, parce que mine de rien elle perdait de suite une bonne dizaine de centimètre et rentrait de suite mieux dans la catégorie : « je ne suis qu’une lycéenne de 17 ans » :


Ecoutez je vais prendre un bain…vous n’avez cas laisser mes valises là au sol…je m’en occuperai plus tard…

Sans même prendre la peine de le remercier, parce qu’après tout, il était genre payé pour faire ça, elle entra dans la salle de bain et verrouilla la porte…et là, un immense sourire s’afficha sur ses lèvres délicatement glosées…des bougies parfumées avaient été disposées un peu partout dans la pièce, donnant à la salle de bain une ambiance intime et apaisante. Une énorme baignoire de marbre trônait au centre et quelqu’un avait déjà pris la peine de la remplir, l’eau arrivant presque au bord, Alice coupa l’arrivée d’eau, autant ses vêtements, un jean slim et un petit pull cache-cœur beige ainsi que ses sous-vêtements, un ensemble noir La Perla…elle ne soucia guère de les poser correctement, sa priorité était de se glisser dans ce bain chaud et d’en profiter un max parce qu’après tout, elle était en vacance ! Des vacances largement méritées d’ailleurs, après tout, elle était une nouvelle fois arrivée première de sa promotion^^Se glissant doucement dans l’eau chaude, un soupire d’apaisement sortit de sa bouche alors que son corps entrait en contact avec la paroi douce et lisse du marbre de la baignoire rectangulaire…tout compte fait elle ne regrettait pas les 8h de vol…ce bain venait de faire envoler toutes ses peines. Elle posa sa tête contre la paroi et ferma ses petits yeux, se sentant juste bien…
Alice resta ainsi une bonne heure, puis elle s’activa un peu, en effet le bain avait finit par malheureusement refroidir, et ayant un peu la chair de poule, elle avait frotté rapidement ses membres avec un délicat gel douche à la fleur de lotus avant de se rincer et de sortir de la baignoire pour s’enrouler dans une épaisse et très confortable serviette de coton. Séchant rapidement ses cheveux à l’aide d’une autre serviette, la belle blonde c’était alors posée un instant devant le miroir, prenant le temps de démêler son épaisse tignasse dorée. Les attachant avec une pince, elle attacha correctement sa serviette autour de sa poitrine nue, la laissant tombée doucement le long de son corps, cachant son intimité jusqu'à ses cuisses. Ainsi, les pieds nus et d’ailleurs parfaitement manucuré d’un vernis argent, elle déverrouilla la porte et fut surpris de trouver la chambre dans la pénombre. Elle fut forcée de trouver à l’aveuglette le fameux interrupteur, manquant tombée deux fois à terre à cause de ses énormes valises Vuitton qui lui barraient la route. Ayant une bonne fois pour toute mis la main sur ce satané interrupteur, elle alluma et fatalement…la lumière fut xD Soulagée, elle tourna la tête vers son lit…découvrant un homme…oui un homme…un grand blond, genre la vingtaine bien passée en train de dormir en boxer dans SON lit ! En train de se remuer dans SES draps ! Elle posa sa main sur sa bouche, totalement prise au dépourvue…en plus le blond ne semblait pas vraiment réagir à la lumière, puisqu’il se retourna lascivement dans le lit, perdant au passage son draps de coton égyptien et laissant une vue pas du tout négligeable sur son anatomie. Alice décida donc de se racler la gorge, non mais oh ! C’était SON lit, SA chambre, il ne lui semblait pas avoir commander un grand blond avec le service de chambre ! Et ceci n’eut pas la moindre réaction sur le jeune homme qui semblait vraiment penser pouvoir finir sa nuit ici. A bout de nerfs, la petite blonde, toujours en serviette de bain ouvra la première valise à ses pieds, c’était l’une de ses nombreuses valises de chaussures et attrapant un escarpin Dior, elle le lança de toute ses forces sur le jeune homme qui sembla enfin réagir, faisant un bon fulgurant dans le lit, se redressant pour faire face à cette attaque.


Hey la belle au bois dormant…je peux savoir ce que vous faites ? A titre d’information vous êtes dans MON lit !

Elle s’approcha alors, vraiment énervée, et oui je ne vous l’avez pas encore dit, mais Alice était le genre de fille plutôt pile électrique, et le fait d’être énervée pouvait la rendre carrément insupportable…bref elle ne cherchait même pas à savoir qui pouvait être cet homme, la seule chose qu’elle désirait plus que tout obtenir, c’était son putain de lit ! Elle tira sur un drap et monta sur le lit, poussant l’homme :

Sortez d’ici, sortez de ma chambre ! Je ne le répéterai pas…peut-être que je ne suis qu’une fille mais si je le veux je peux être très violente ! Et faites attention, vous êtes en train d’écraser un escarpin Dior !

Elle se pencha sur lui, attrapant méchamment sa chaussure, pour l’éloigner de ce triple crétin qui venait mine de rien de ruiner son doux lit de princesse…les vacances commençaient vraiment bien -__-.
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 0:42

[Huh. 'scuse si je poste deux fois, mon message est trop long et je peux/veux pas le couper -__-" J'y peux rien, Alice chérie m'inspire trop XD ->]

Contrairement à Alice, Ulrich avait eu un voyage des plus reposants à bord de son Jet privé mais s’il avait eu cette chance, sa fatigue provenait d’un élément plus contrariant que d’être dans l’obligation de côtoyer des personnes de la populace. Il revenait en effet d’une visite chez le patriarche Van Perth et en sortait fourbu, avec un mal de crâne immense comme à chaque fois…. Une fois de plus, Lothar, son grand père l’avait sommé de prendre épouse au plus vite et comme d’habitude, Ulrich s’était contenté de lui rire au nez avec l’arrogance qui le caractérisait tant. C’est alors que son grand père avait eu un geste des plus singuliers, s’étant retourné vers lui, quittant du regard le domaine et lui avait prestement envoyé une gifle. Certes, la force de Lothar n’était plus ce qu’elle était puisqu’il était perclus de rhumatismes et autres joyeusetés de l’âge mais ce geste si inhabituel l’avait profondément choqué, tant et si bien que le jeune homme n’avait eu aucune réaction, ignorant la douleur fusant dans sa joue droite, se refusant à détourner ses yeux bleus de Lothar qui semblait dorénavant un tantinet mal à l’aise face à la vivacité de sa réaction démesurée. Visiblement ni l’un ni l’autre n’avait cru que Lothar fusse capable d’un tel geste envers son petit fils, bien qu’ils se vouent une animosité réciproque. Pourtant, la seule chose qui retenait Ulrich, hormis le choc, était le respect qu’il vouait malgré tout à ce vieillard et ses poings se serrèrent violemment, contenant sa soudaine fureur. Lothar le prévint qu’à son retour de chez O’Nyme, il lui faudrait prendre une décision. La choisir lui-même ou bien laisser le vieux croulant s’en occuper. L’idée de renier son nom était une possibilité qu’aucun des deux nomma tant elle était ridicule. Cesser d’être un Van Perth n’avait pas de réalité, il était né Van Perth, il décèderait Van Perth. C’était plus qu’un nom, c’était une incommensurable fierté dont on l’avait inculqué dès le plus jeune âge et c’est pourquoi, par respect pour ses aïeuls, Ulrich avait quitté la pièce puis la maison en coup de vent, ignorant les appels d’Isabel qui souhaitait avoir l’occasion de le calmer avant qu’il quitte l’Autriche pour l’Angleterre. Ce séjour tombait à pic, le jeune homme avait réellement besoin de se changer les idées, loin des idéaux de vie que son grand père projetait pour lui.

Assis dans un fauteuil des plus confortables, l’héritier Van Perth avait tenté de se distraire en regardant à travers le hublot après avoir sommé un Stewart de lui fournir d’urgence des aspirines, ne pouvant se résoudre à prendre sa tête à deux mains pour appuyer sur ses tempes et clore les yeux en espérant que cela passe vite. Il ne voulait en aucun cas paraître faible à quiconque, encore moins devant un employé de bas étage. La seule personne qui aurait le droit de le voir ainsi, serait probablement sa future épouse, bien qu’il préférait endurer mille douleurs plutôt que de se montrer vulnérable devant quiconque. C’était certainement la raison pour laquelle à chaque fois qu’il découchait, ne préférant ramener aucune fille de la noblesse chez lui pour ne pas souiller son manoir d’indésirables, il ne restait jamais dormir, connaissant l’air qu’il arborait en dormant. Il agissait en salaud et le savait pertinemment. Pire, il s’en délectait. L’amour était une chose si fugace et stupide que le jeune homme préférait susciter une haine farouche, en emplir chaque atomes d‘une personne, ne pouvant supporter qu’on lui soit indifférent. Alors qu’il tentait vainement d’oublier les menaces du patriarche, un bruit de plateau renversé vint l’en distraire, suivi d’un brouhaha. Ulrich leva les yeux au ciel mais un fin sourire gagna ses lèvres lorsqu’il entendit une jeune hôtesse de l’air se faire réprimander véhément. Après tout, on ne tolérait pas l’échec et cette notion était bien connue de tous ses employés. Sa flûte de champagne à la main, Ulrich appela un Stewart de sa voix suave. Cette même voix qui signifiait généralement un danger imminent tant elle paraissait doucereuse.


« En quoi puis-je vous être utile Herr Van Perth ? »


Ulrich darda sur lui un regard inquisiteur, tentant de se rappeler de son nom puis abandonna. Il n’était pas le genre d’homme à s’encombrer à connaître le nom des sous fifres. Avec un sourire, le jeune homme porta la flûte à ses lèvres, en buvant une légère gorgée pour s’humecter les lèvres puis se décida à répondre, conscient du frisson de peur parcourant la colonne vertébrale de l’employé qui aux yeux du baron, suintait littéralement la peur. Connaissant l’effet qu’il avait sur les gens, Ulrich ne s’en formalisa nullement pour si peu, appréciant au contraire la situation, prenant un soin infini à choisir ses mots.

« Je souhaiterais voir la pauvre maladroite. Seul à seul. Et veillez à ce qu’on ne soit pas dérangé. »


Cachant mal sa stupeur, le Stewart quitta pourtant presque aussitôt la pièce, trop heureux de ne pas avoir subi les foudres du jeune homme qu’on estimait si irritable. Et pourtant, c’est là que se dressait véritablement la barrière entre les membres des deux sexes travaillant pour lui. Autant les hommes lui vouaient une répulsion sans borne pour son caractère si arrogant et suffisant, autant il exerçait une admirable attraction chez les femmes qui ne pouvaient s’empêcher d’apprécier le physique avantageux d’Ulrich et la fluidité de ses mouvements si retenus, presque félins, agrémentant sa dangerosité à la perfection. S’absorbant de nouveau dans la contemplation du ciel au travers du hublot, le baron n’eut pas longtemps à attendre avant de sentir la présence de la dite maladroite. Il ne lui adressa pourtant pas un regard, testant la toute fraîche employée qui avait eu le malheur d’avoir un excellent CV et d’avoir une réponse favorable à son entretien d’embauche. La pauvre avançait vers lui, sans savoir vers quoi elle marchait, le rouge aux joues, complètement dépassée par la situation qui lui avait échappé, ce qui aux yeux de l’héritier Van Perth était intolérable. Et il escomptait bien le lui faire comprendre. Prenant une nouvelle fois une infime gorgée de champagne, le jeune homme attendait que son mal aise soit si grand qu’elle se doive de réagir pour ne pas flancher, sachant qu’il y avait deux genres de personnes et ignorant laquelle des deux elle était. Était-elle de ceux qui préfèrent tourner les talons ou de ceux qui faisaient face et malgré les conséquences possibles, s’essayaient à le déranger ? L’entr’apercevant du coin de l’œil froncer les sourcils, rougir d’autant plus et entrouvrir ses lèvres, Ulrich eut un discret sourire. Les vermines avaient encore un certain courage de nos jours.

« Vous savez pourquoi je vous ai demandé, n’est-ce pas ? »


Tournant sa tête vers lui, arborant une position décontractée en jouant avec le champagne restant dans sa flûte, le faisant miroiter, le jeune homme planta ses yeux dans les siens, impatient vis-à-vis de l’issue de son jeu favori : la mise à mort de la plèbe. Bien que la différence entre la teinte qu’elle arborait durant l’apparente indifférence du baron et celle qu’elle détenait maintenant soit minime, Ulrich constata avec satisfaction certaine son léger blush. Sous son regard insistant, la jeune femme eut un geste de recul comme une dernière tentative de survie d’une proie face à son prédateur mais le retint cependant au dernier moment. S’abstenant difficilement de détourner le regard, elle ne semblait pas savoir quoi faire. N’ayant pas eu de réponse, l’héritier Van Perth se racla la gorge avant de sourire, amusé.

« Auriez-vous perdu votre voix ? Il m’a pourtant semblé entendre très clairement vos propos tout à l’heure. »

Bien évidemment, Ulrich faisait référence aux jurons qui avaient éclatés lorsqu’elle avait renversé de la vaissellerie. N’ayant cure de telles frivolités, il ne pouvait cependant pas laisser passer une telle erreur, d’autant plus qu’il éprouvait une nette envie de se défouler sur quelqu’un. Malheureusement pour elle, l’hôtesse avait été celle qui allait en faire les frais et devait amèrement le regretter. Ne sachant plus où se mettre, la jeune femme ne répondit rien, s’essayant vainement à détourner ses yeux de lui, déterminée à lui claquer la porte au nez dès qu’ils seraient à terre et démissionner aussitôt bien qu’elle fut consciente qu’une telle opportunité ne se représenterait peut-être jamais et que d’un claquement de doigts, le baron Van Perth pouvait la discréditer auprès de toute la profession. Retenant un soupir agacé, Ulrich bougea légèrement dans son siège puis pour l’une des premières fois de sa vie, consentit à changer de sujet pour une autre raison que son propre intérêt.


« Comment vous appelez-vous ? »

Contrastant avec son attitude auparavant, le jeune homme paraissait presque doux avec son léger sourire et sa tête à peine penchée sur le côté, détaillant sans plus aucune trace d’animosité l’hôtesse. Le ton de sa voix en lui-même avait changé, passant d’une ironie mordante à un ton presque intéressé par la réponse que sa question susciterait. Observant la jeune femme tirer un peu sur son foulard, ayant visiblement du mal à respirer tant sa panique était grande, c’est presque avec étonnement qu’il l’entendit répondre d’une voix mal assurée.

«… Anna. »

Reposant sa flûte, le baron se leva lestement et avant même qu’elle ne le réalise, il était auprès d’elle. Posant sa main sur la joue de la jeune femme, Ulrich approcha son visage de celui d’Anna qui semblait figée. Lisant le choc et un certain trouble, le jeune homme était à la fois amusé et contrarié et ce pour la même raison. Elle aurait dû s’attendre à une telle manœuvre de sa part, les ragots des hôtesses entre elles étaient si vivaces à chaque geste tendre que l’héritier pouvait avoir à leur égard et le fait que la jeune femme devant lui n’en ait eu vent, bien qu’elle soit nouvelle, était désobligeant mais tant pis, il allait passer outre.


« Bien. Vous vous doutez de ce qu’il va se passer maintenant, n’est-ce pas Anna ? Je me dois de vous… punir. »

Ses paroles si tendrement murmurés accélérèrent le souffle d’Anna, déjà saccadé. Laissant courir sa main sur sa joue, il attendit son accord ou son refus, ayant de fortes chances à obtenir un accord puisqu’il n’était pas ignorant au point de ne pas savoir qu’il était le fantasme de bon nombre de femmes, étant déjà l’un des partis les plus prisés d’Autriche. Et pourtant, malgré le fiel qui s’écoulait avec facilité de ses lèvres, Anna parut quitter sa période de torpeur et le fixait à présent avec peur.

« Non… »

Aussitôt son refus avait été prononcé que la main sur sa taille était retombée tout aussi inerte que celle auparavant sur sa joue, se décollant d’elle, le jeune homme se retourna avant de s’asseoir, laissant une hôtesse qui ne savait que faire. Semblant ennuyé, Ulrich regarda à nouveau à travers le hublot, la laissant presque croire qu’il l’avait oublié.


« Je ne vous renvoierais pas. Veuillez cependant veiller à ce que cela n’arrive plus. Je ne serais pas toujours magnanime. Vous pouvez partir à présent Anna. »


Elle amorça un geste pour se retirer, consciente de sa chance mais la voix d’Ulrich s’éleva à nouveau.

« Méfiez-vous des autres hôtesses et stewarts. Ils n’attendent qu’une faiblesse de votre part pour vous jeter dans la gueule du loup. »

Il s’abstint cependant de préciser que le loup en question était lui-même. Anna s’en alla après quelques secondes d’hésitation, complètement chamboulée par ce qu’il venait de lui arriver. Pensif, Ulrich saisit la flûte de champagne et la finit avant qu’un sourire narquois ne gagne ses lèvres. Son geste pouvait passer pour un geste gentil alors qu’il n’en était rien, le jeune homme était simplement curieux de voir jusqu’où les disputes intestines de ses employés allaient les conduire. Bien sûr, il aurait pu réprimer cela d’une main de fer mais le baron avait toujours préféré le gant de velours. Anna n’en avait probablement pas conscience mais d’une manière toute aussi déloyale, le jeune homme venait de la renvoyer dans le pétrin. A présent qu’il avait agi ainsi avec elle, les autres allaient redoubler de perfidie pour tenter de gagner son renvoi. Un jeu qui s’annonçait définitivement amusant….

Reposant sa flûte, Ulrich s’abandonna dans la contemplation du ciel et ne sortit de son état léthargique qu’au moment de l’atterrissage. A son arrivée, une limousine l’attendait sagement et Ulrich s’y dirigea, sans le moindre regard vis-à-vis de son personnel, appréciant le geste comme si c’était chose normale. Enfin, pour lui cela l’était…. Appréciant moyennement le bateau, non que cela cause un quelconque effet sur son métabolisme mais étant plutôt fourbu par le voyage, certes court, le jeune homme n’aspirait qu’à un lit douillet pour s’y laisser chuter et dormir de longues heures, oubliant cette journée qui ne serait plus qu’une onde dans ses souvenirs. Laissant ses bagages à la charge des employés, il se dirigea d’un pas désinvolte vers l’accueil et se renseigna rapidement. Ainsi une seule autre personne était arrivé, il n’était donc ni le premier, ni le dernier arrivé, ce qui lui convenait parfaitement. Renseignant rapidement son nom, agacé qu’on ne le connaisse pas, Ulrich Van Perth saisit rapidement la clé que le membre du personnel lui tendit, n’écoutant pas réellement les déblatérations de l’employé jusqu’à ce qu’il apprenne qu’il aurait à partager sa chambre avec trois autres invités. Ravalant toutefois son venin, le jeune homme adressa un sourire charmeur à l’employé et durant dix brèves minutes tenta de changer la donne mais ne sortit pas vainqueur de la joute, à son plus grand déplaisir. Telle était la volonté de O’Nyme. Se promettant de lui parler au plus tôt, Ulrich partit quelque peu à l’aveuglette, ayant décidé de trouver par lui-même sa chambre, au vu des informations que lui avaient transmises la femme, subjugué par un jeune homme si charmant. Sans savoir que c’était pour la même raison que la clé donnée n’allait pas se révéler être la bonne, le baron marchait d’un pas presque guilleret vers l’objet de son désir. Un lit. Parvenu en face de la dite porte, il inséra la clé dans la serrure et fut surpris de la trouver déverrouiller mais sa fatigue et sa lassitude étaient si grandes qu’il ne se posa pas réellement de questions, referma la porte derrière lui, éteignit la lumière. Ulrich attendit cependant que ses yeux s’habituent à la pénombre avant de commencer à se mouvoir. Une fois cela fait, il se débarrassa rapidement de ses vêtements et de sa clé qu’il déposa sur un fauteuil et c’est en boxer qu’il gagna le lit, se glissant avec délice sous les draps. Si son attention avait été un peu plus centrée, le jeune homme se serait rendu compte que divers éléments clochaient, dont la présence de valises déjà parvenues dans la pièce.

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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 0:44

Le sommeil ne mit pas bien longtemps à venir le faucher et c’est d’un repos sans rêves qu’il bénéficia, ignorant qu’à seulement quelques mètres, une jeune fille prenait son bain et n’allait pas tarder à le découvrir. Son court instant de répit fut agréable et ce jusqu’à ce qu’un objet volant non identifié vienne heurter son ventre. Réveillé en sursaut, Ulrich se redressa aussitôt, les yeux ouverts mais fut obligé de les plisser tant la lumière agressait violement ses prunelles bleues. Cherchant d’où venait l’attaque, il entendit une voix fort désobligeante s’élever. Une voix qui lui enflamma le sang immédiatement, lui rendant tout ses esprits. Pour qui se prenait-elle cette fille ? De quel droit se permettait-elle d’interrompre son sommeil et surtout de Lui parler sur CE ton ? La fureur dans le sang, Ulrich serrait sa mâchoire à s’en faire mal et allait lui répliquer vertement mais n’en eut le temps. Voilà la poupée blonde qui s’était approchée, non contente de lui avoir pourri son si délicat sommeil. Trop énervé pour être surpris, le baron réfléchissait à la meilleure manière de la punir lorsqu’elle se pencha sur lui. Dans un réflexe typiquement Van Perth, le jeune homme lui agrippa le poignet et n’aimant guère ses manières, la fit basculer et c’est alors qu’il se rendit compte de sa quasi nudité. Vraiment… il avait fallu qu’il soit sur elle pour s’en rendre compte. Heureusement que les idiotes dans son genre étaient loin d’être son genre de femmes et le laissaient glacé. Saisissant fermement ses poignets, il les plaqua au dessus de sa tête blonde sur l’oreiller et s’assit sur elle.

« Non seulement vous avez l’audace de troubler mon sommeil mais en plus vous vous permettez de me donner des ordres ! »

Ridicule, tout cela était définitivement ridicule. Qui était-elle à la fin ? Resserrant sa prise sur ses poignets, il n’avait que faire de l’idée de lui faire mal. Maintenant qu’il était réveillé, il voulait lui donner une leçon, voire lui flanquer la frousse de sa vie. Appliquant la même méthode qu’il destinait aux jeunes femmes, l’air d’Ulrich se radoucit légèrement et sa mâchoire se décontracta. Pas de baiser de la princesse pour le bel endormi, heureusement d’ailleurs, sinon il aurait envisagé un bain de bouche pour se laver de toutes les infections qu’elle aurait pu lui refiler. Déjà que là, il songeait sérieusement à aller prendre un bain pour se laver de son contact de vermine, ignorant qu’elle était probablement d’une classe sociale équivalente à la sienne. Et puis soudainement, le visage d’Anna terrifiée frappa ses rétines et le jeune homme lâcha les poignets de la blonde, roula sur le côté, s’entoura dans les draps, la snobant tout à coup.

« Je ne sortirais pas d’ici. Libre à vous de me faire ce que vous voulez, à vos risques et périls. Sur ce, bonne nuit ! »

Revoir la peur infiltrer l’émeraude des yeux d’Anna l’avait perturbé, suffisamment en tout cas pour qu’il se calme et ignore royalement la jeune fille. Il aurait pu réagir différemment mais n’avait pu s’empêcher de la narguer une dernière fois avant de tenter de trouver de nouveau le sommeil, du moins en apparence. Au fond de lui, tous ses neurones tendaient vers une seule idée : guetter la prochaine action de la jeune femme qui n’allait certainement pas en rester là vu la véhémence qu’elle avait affiché. Rien de plus énervant que quelqu’un qui ne vous accordait pas le moindre crédit, n’est-ce pas ? Néanmoins, si elle réagissait réellement comme il s'y attendait, le baron ne répondrait plus de lui. A elle de voir si elle prenait le risque de s'attirer la colère du jeune homme sur elle ou non.


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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 13:46

Alice hallucinait carrément ! Non mais c'était quoi ce bordel ? Elle devait rêver, oui ça ne pouvait pas être autre chose, elle avait du s'assoupir dans ce délicieux bain et imaginer tout ça, bref il fallait juste qu'elle se pince, juste qu'elle se pince assez fortement pour revenir à elle, revenir à la réalité, vous savez, sortir de son bain pour enfiler son pyjama et se glisser doucement dans les délicieux draps de coton égyptien de son merveilleux lit de princesse King Size ! Sauf que...sauf qu'elle n'eut pas vraiment le temps de se pincer, voila qu'elle c'était retrouvée sans connaître le comment du pourquoi sous le grand blond, oui il avait osé la faire pivoter et grimper sur elle ! D'ailleurs je vous précise pas qu'au passage ce petit vicieux rebelle avait du avoir une vue particulièrement intéressante de l'intimité de la jeune femme, puisque sa serviette avait plus ou moins survécu à ce moment de grande bousculade et couvrait que très légèrement sa poitrine...le reste n'avait pas grande importance étant donné qu'il avait osé s'asseoir à califourchon sur elle...merde il déconnait grave ce grand malade, peut-être même qu'il s'agissait d'un intrus voulant la kidnapper ou faire des trucs dégueulasses avec son corps si parfait et si désirable...bref sa craignait carrément ! Il plaqua alors ses petits poignets au dessus de sa tête contre le matelas et la première réaction d'Alice fut bien entendu de se débattre telle une sauvageonne. Elle tourna rapidement sa tête de gauche à droite, regardant ses poignets emprisonnés par les sales pattes de cet intrus ! Et commença à exercer une pression pour se libérer tout en secouant comme une malade ses jambes, les faisant tambouriner contre le matelas :
Mais vous êtes complètement cinglé ! Lâchez moi espèce de taré voleur de lit avant que je ne vous fasse bouffer un oreiller ! Je vous jure que si vous retirez pas immédiatement vos sales pattes je cris tellement fort que même Tony Blair en verra son sommeil perturbé...non mais oh, pour qui vous prenez vous a vous asseoir ainsi sur une aristocrate de pure souche ??
Oui, quand Alice ne savait pas quoi faire, elle se mettait à parler, à parler, encore et encore, un vrai moulin à parole, elle n'hésitait d'ailleurs pas à dire tout ce qui pouvait lui passer par la tête tant qu'a faire ! En tout cas ça sembla marcher puisqu'il la lâcha enfin, roulant sur coté du lit...Alice arqua un sourcil, c'était un piège ? Elle se redressa doucement tout en réajustant sa serviette défaite...merde voila qu'il se mettait à la snober et qu'il se couchait style de rien à ses cotés ! Merde il craignait vraiment des masses ce type ! Elle se leva d'un coup du lit, oui on savait jamais que l'envie de s'installer à califourchon sur elle lui revienne. Elle fila directement vers sa valise attrapant un mini short qu'elle enfila tout en gardant sa serviette tout en marmonnant entre ses lèvres :
J'hallucine...non mais il va comprendre de quel bois je me chauffe ce crétin, comme si j'allais accepter de le voir dormir dans mon lit...ça c'est vraiment la meilleure !
Elle se tourna pour enfiler un débardeur et se débarrasser de sa serviette qu'elle roula en boule avant de la lancer dans un coin, les nerfs tout à fait à fleur de peau ! Elle s'approcha alors du lit, du coté même ou le grand blond dormait, ou du moins faisait style de dormir. Elle attrapa un bout du drap et commença à tirer comme une malade dessus le retirant entièrement. Elle grimpa alors debout sur le lit, enjambant le blond pour lui donner de grands coups de pieds afin qu'il tombe et sort de son lit !
Espèce de triple crétin, tu va voir ce que je vais te faire si tu dégages pas illico d'ici !
Alice ignorait tout à fait qu'elle était en train de rouer de coups un baron, et puis si elle l'avait su, elle aurait sans doute adopter une autre méthode, m'enfin bon, fallait la comprendre la pauvre, elle venait de sortir d'un vol de 8h et ne désirait qu'une chose, dormir et encore dormir !
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 15:30

Ulrich aurait dû se douter en arrivant sur l’île que sa journée n’avait pas été suffisamment éprouvante pour lui concocter d’autres -mauvaises- surprises. Et celle-ci était particulièrement agaçante et haute comme trois pommes, bref la tornade blonde était loin très loin d’être du goût du jeune homme qui essayait pourtant de refouler sa subite colère, ayant la furieuse envie d’abîmer son joli visage mais il devait se maîtriser, prendre le contrôle de ce sentiment trop enivrant sans quoi il s’attirerait des ennuis et ne tenait absolument pas à repartir au plus vite pour l’Autriche, sachant que même si son séjour se finissait ici même, Lothar l’attendrait au tournant avec des faire-part déjà préparés, n’attendant plus que le jeune marié. Ce séjour était pour lui une bénédiction et voilà qu’une pauvre greluche venait le lui souffler au nez et ce dès le premier jour, cela suffisait amplement à mettre en rogne le baron. Encore aurait-il éprouvé une seule envie envers elle mais il n’éprouvait rien d’autre que le désir destructeur de lui faire mal encore et encore, jusqu’à ce que son arrogance ne s’évanouisse comme neige au soleil. L’idée de son sang tachant les draps lui apparaissait comme la plus belle des visions et il devait exercer toute sa volonté pour ne pas lui causer un mal irréparable. Le jeune homme était obnubilé par l’ivresse que lui procurait cette aversion soudaine, à l’arôme si fort et si irrésistible. Mais voilà que l’appel de la haine grouillait sous lui alors qu’elle tentait de se débattre. Inutile. Dans l’état où il était, elle pouvait lui faire mal, le griffer jusqu’au sang, il ne le sentirait qu’à peine, s’entravant un peu plus dans la délicieuse folie qui l’habitait. Arrachant ses yeux des siens, il se sentit un peu perplexe toutefois en avisant sa poitrine découverte et esquissa un sourire narquois mais ne fit pas un geste pour la recouvrir ou la découvrir d’autant plus, s’étant contenté de revenir à ses yeux qui exprimaient furieusement ses sentiments, très antipathiques à son égard d’après ce que le baron pouvait en juger. N’ayant que faire de ses sottises, le jeune homme se contentait d’apprécier la position dominante que la situation lui procurait. Elle pouvait tenter ce qu’elle voulait, il ne bougerait pas sauf si son envie le lui faisait faire.

Face à sa vive réaction, en contre partie, Ulrich n’avait pu s’empêcher de resserrer d’autant plus sa prise sur ses fins poignets, s’amusant à la sentir pourtant à sa merci malgré ses cris véhéments. Pourtant, malgré que la réponse se bouscula dans sa tête, il ne pouvait desserrer sa mâchoire, trop tendue suite à l’effort qu’il faisait pour ne pas trop la violenter. Bien qu’elle ne soit qu’une pauvre fille inférieure à lui, le jeune homme sentait que lever la main sur elle ne ferait que la rendre plus hystérique encore et le fait qu’elle ne connaisse pas son nom l’amusait d’autant plus qu’il imaginait avec ravissement la tête complètement stupéfaite qu’elle aurait en le connaissant plus tard, une fois qu’elle ne pourrait effacer ses actions passées. En premier lieu, il avait eu envie de plaquer sa main sur ses lèvres pour l’empêcher de parler et l’asphyxier au passage si possible, histoire de la flanquer ensuite dans le couloir pour s’en débarrasser mais s’il ne parvenait pas à dominer sa colère, il pourrait tout aussi bien la tuer et il s’attirerait alors quelques embêtements passagers. Évidemment cela ne lui causerait pas de soucis majeurs, il était un baron dont le nom inspirait encore le respect, suffisant pour qu’il se permette de la tuer et de jeter son corps depuis la falaise qu’il avait aperçue en venant. Il suffisait d’un peu de leste et voilà, adieu au bouffon du roi se trémoussant sous lui. Et puis, le souvenir avait heurté son esprit et cette attaque mentale insidieuse et douloureuse l’avait ramolli.

Depuis, il se tenait enroulé dans les draps, inspirant et expirant en rythme, les yeux clos. Sa volontaire indifférence avait un motif plus justifiable que celui de la narguer à mort, il voulait plus que tout reprendre ses esprits, s’arracher à l’aversion soudaine que sa peau contre la sienne représentait, n’ayant jamais connu telle situation auparavant. C’était trop fort, trop troublant et ça l’avait consumé. Sans l’intervention de son souvenir, le jeune homme se serait perdu dans cette colère aveugle. Ce n’était probablement pas à Alice qu’il désirait tant faire mal mais elle agissait comme le catalyseur de ses émotions et le fait qu’elle l’énerve au plus au point ne l’aidait guère. Il l’avait senti quitter le lit et Ulrich lâcha un soupir inaudible. Qu’elle quitte la chambre au plus vite ou du moins qu’elle lui laisse quelques secondes de répit. Le jeune homme l’entendit pester et malgré tout, cela le fit sourire. Le calme commençait à revenir tandis qu’il continuait à respirer profondément. Une telle perte de contrôle était inacceptable de sa part et il comptait bien rendre la monnaie de sa pièce à la pompom girl blonde. Lorsqu’il sentit un poids se répartir de chaque coté de son corps, le baron se douta que l’attaque viendrait d’en haut. Il n’aimait pas l’idée qu’elle l’aperçoive en boxer maintenant qu’elle lui avait pris le drap en l’insultant. Heureusement, il avait eu le temps de redevenir lui-même et alors qu’elle le rouait de coups, ignorant visiblement sur qui elle avait l’audace de frapper, le jeune homme agrippa se releva à moitié, contrant ses coups qui n’auraient même pas assommé un moustique par un oreiller tant et si bien que l’oreiller creva et que des plumes se dispersèrent joyeusement.

Et dans une réaction excessivement enfantine qu’il n’aurait jamais eu en temps ordinaire, le baron profita de l’effet de surprise pour se relever, quittant le lit, ouvrir la porte et balancer les lourdes valises de la jeune fille dehors mais cela lui prit un léger contretemps étant donné leur nombre mais étant ce qu’il était, il les soulevait deux par deux avec effort et les jetait sans ménagement malgré l’élancement que leur poids allait lui causer, donnant certainement une agréable vision à la blonde qui avait une superbe vue sur sa musculature se déroulant sous ses efforts physiques. Satisfait après avoir flanqué la dernière valise à la porte, le baron claqua la porte, la verrouilla avant de se retourner souriant vers la jeune fille blonde, appuyé contre la porte fermée, la clé toujours dans sa paume serrée.


« Bien. Si nous revenions à nos affaires voulez-vous ? »


Elle n'allait pas s'en tirer aussi bien, oh non. Ulrich comptait y veiller sans pour autant faire également preuve de sauvagerie, en oubliant tous les adages. Seulement il n'avait pas prévu qu'Alice prendrait son geste aussi... mal. Néanmoins si elle voulait récupérer ses valises, il lui faudrait passer sur son corps divin, réussirait-elle à le bouger de là ?
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Alice Evans
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 17:33

Oh le bougre !! Oh le bougre, l'ingrat, le lâche, l'ignorant avait osé s'en prendre à ses valises...à ses merveilleuses valises Vuitton qui devaient genre contenir toute sa vie...il avait osé les attraper comme des merdes et les lancer également comme des merdes dans le couloir pour verrouiller la porte et se mettre simplement devant...Alice ne ressentait même plus de la rage, c'était décidé, il allait lui payé sa folie, elle allait simplement le démonter comme un jeu de légos...Oui je vous l'accorde c'est plutôt difficile à croire pour un petit bout de jeune femme de tout juste 1m55 [et encore^^] mais la rage donne parfois des ailes...vous savez comme les histoires qu'on raconte sur ces fameuses mères de famille, qui paniquées à la perte d'un enfant trouvent au fond d'elle la faculté de soulever une voiture pour sauver leur progéniture...là il s'agissait pas de sauver une progéniture, c'était bien plus grave, c'était de sauver un bon quart de sa richissime et unique garde de robe ! Elle resta un instant, de l'autre coté du lit, à regarder cet homme...cet homme en simple boxer Diesel qui tentait de lui imposer sa loi alors qu'elle était tout bonnement dans ses droits...Elle baissa alors le regard, à ses pieds se trouvait un tas de vêtements en boule...elle aperçu au passage un pantalon plutôt classe Ralf Lauren...merde elle ignorait à qui elle avait affaire mais le jeune homme semblait s'y connaître question fringue...mais bon là n'était pas le problème, Alice se baissa d'un coup et jeta la boule de fringues par la fenêtre qu'elle se dépêcha à ouvrir telle une forcenée...Alice s'attendait ainsi à voir bouger l'inconnu, le temps qu'il se jette près de la fenêtre pour voir ses fringues filer dans la nuit et là elle aurait éventuellement put le pousser qu'il tombe dans le vide avec ses maudites fringues et qu'elle puisse enfin ouvrir cette satanée porte pour récupérer ses valises et enfin refaire correctement son lit pour dormir tranquillement. Mais bon, fallait pas oublier que le grand blond tenait la clé dans la paume de sa main et le fait de perdre ses vêtement n'eut pas l'air de le gêner puisqu'il se contenta de bailler bruyamment, ultime provocation qui força la jeune fille à agir une bonne fois pour toute. Elle fit alors une nouvelle fois le tour du lit s'arrêtant vers le pied de ce dernier, à une distance plutôt raisonnable de l'intrus...elle resta là une bonne dizaine de seconde, se sentant vraiment prise au piège...jusqu'a que cela fasse tilt dans sa tête, mais oui pourquoi n'y avait-elle pas pensée plus tôt, la tâche serait pas difficile en plus, il devait approché la trentaine et portait suffisamment de marques pour laisser penser qu'il soit un peu fortuné. Elle posa alors ses mains sur ses anches se mettant à sourire en coin tout en passant doucement sa langue sur ses fines lèvres...
Bon...je crois que vous et moi sommes partis sur de très mauvaise bases et que finalement tout cela n'est qu'un énorme quiproquos...alors pourquoi pas recommencer tout à zéro...
Elle s'approcha lascivement de lui, d'une démarche provocante et assurée tout en remontant légèrement son fin débardeur laissant apparaître un ventre parfaitement plat ainsi qu'un piercing au nombril, où un petit bijou signé Chanel pendait...arrivé près de l'inconnu, elle tendit son bras sur le coté attrapant une sorte de bougie sur un meuble à coté de la porte et le lança comme une forcené sur le grand blond.
Espèce d'idiot, on vous a donc jamais appris la politesse ? Pour qui vous prenez vous pour ainsi oser jeter les valises d'une lady dans le couloir ? Vous allez vous dépêchez d'ouvrir cette porte, et oui, c'est un ordre !
Tout en vociférant ces quelques doux mots, la jeune femme avait battu en retraite tout en attrapant tout ce qu'elle trouvait sous sa main pour le lancer sur ce triple idiot en boxer...ainsi elle espérait pouvoir faire diversion, genre il finirait bien par lancer la clé et de cette manière elle pourrait enfin récupérer ses valises et le foutre dehors...Sur ce coup là fallait avouer qu'elle avait été idiote, elle n'aurait jamais du au grand jamais du partir prendre ce bain en laissant la clé sur les draps...
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 1 Juil - 21:02

Adossé contre la porte, le jeune baron voyait bien qu’elle fulminait et il devait mobiliser toute sa volonté pour ne pas éclater de rire. Décidément, cette fille lui apportait un réel divertissement et le rendait perplexe, ne savait-elle réellement pas qui il était ? Alors qu’il était l’un des célibataires les plus prisés parmi les gens les plus fortunés ? La situation se révélait dès lors compliquée mais Ulrich ne souhaitait pour rien au monde divulguer son identité, attendant le banquet prévu ce soir pour admirer avec supériorité l’air hébété qu’elle prendrait lorsque les présentations seraient faites mais pour cela il allait lui falloir toute sa volonté pour ne pas laisser son arrogance légendaire le guider comme il le faisait généralement. Réellement intrigué par la véhémence de la jeune fille, n’ayant pas pour habitude de susciter une telle aversion chez les femmes malgré son comportement quelques fois odieux, Ulrich souhaitait voir jusqu’à quel point il saurait la pousser, expérimentant un peu plus sa connaissance de l’être humain grâce à elle. A vrai dire, il aurait préféré avaler sa langue que de l’avouer mais la rage de la jeune femme le fascinait. Si elle n’avait pas été aussi insupportable, peut-être aurait-il pu envisager la possibilité de la fréquenter, aimant l’idée que sa bien aimée ait du caractère mais il fallait l’avouer, celle-ci en avait mais peut-être un peu trop au goût du baron….
Un nouveau jeu venait à peine de débuter dans cette chambre que tous les deux souhaitaient s’approprier alors que le jeune homme la voyait clairement fulminer. Curieux de ce qu’elle allait lui proposer comme amusement, Ulrich l’observa faire avec un sourire narquois plus marqué. Il voulait la pousser jusqu’aux bords de ses retranchements, voir jusqu’où cette fille au caractère trop entier et étonnant pour l’autrichien pouvait aller.

Ainsi c’est presque avec une impatience contenue, qu’il la vit saisir ses vêtements pour les jeter par la fenêtre. Sa réaction, loin de le décevoir, fut pourtant accueillie par un bruyant bâillement de la part du jeune homme. Il se moquait réellement d’elle et encore plus des vêtements qu’elle venait de jeter, il en avait des tonnes et suffisamment d’argent pour se refaire plusieurs gardes robes complètes. Le bâillement fini, la main contenant la clé retomba inerte le long de son corps. Pleinement conscient qu’elle l’observait et le jugeait en ce moment même, calquant rapidement ses réactions sur les siennes, Ulrich fit mine de s’intéresser un peu à la pièce, la snobant une fois de plus avec un air profondément ennuyé. Ce qui suscita la réaction tant désirée puisqu’elle s’approcha, forcée à agir par le mutisme et l’absence de réaction du baron. Apparemment il avait bien compris comment l’obliger à réagir comme il le voulait. Parfait, cela lui faciliterait donc la tâche bien que par la même, l’héritier Van Perth soit un peu déçu qu’elle se fasse avoir aussi facilement mais sa déception disparut bien vite lorsque reposant son regard froid sur elle, il la vit agir avec stupeur. Voilà qu’elle se comportait comme toute fille connaissant son nom. Avait-il deviné qui il était ? Non impossible. Elle devait probablement essayer de le séduire pour obtenir au plus vite ce qu’elle désirait tant : la clé. Cependant elle semblait ignorer que la clé que le baron tenait était la sienne et que celle de la jeune fille devait se promener quelque parts dans les draps ou bien sur le sol de la pièce suite à leur petit différent. Ne comptant pas l’aider, il en profita pour légèrement effleurer ses courbes du regard puisque la tornade blonde les lui offrait du regard si gentiment, il serait malvenu de sa part de ne pas regarder. Néanmoins, cela ne le trahissait en rien puisque son regard était maintenant d’un bleu glacé, presque gris. Un regard qui avait pour habitude de transpercer les gens, les laisser pétrifier de trouille mais qui ne semblait pas avoir le moindre effet sur la jeune femme.

A sa plus grande surprise, son corps semblait hésiter entre trouble et amusement. Réprimant pourtant un rire froid, Ulrich la laissa faire jusqu’à s’approcher très près de lui, ne ratant pas une miette du spectacle qu’elle prenait la peine de faire. Comme si cela allait le déconcentrer suffisamment pour qu’il en oublie son but premier, elle le sous-estimait gravement, ce qu’elle n’allait pas tarder à comprendre… Haussant un sourcil, il se mordilla la lèvre, s’apprêtant à répliquer, mimi quant légèrement le jeune homme troublé qui ne saurait quoi dire et chercherait ses mots lorsqu’elle lui lança un objet non identifié au visage. Sous l’impact, Ulrich se mordit réellement la lèvre à cause de sa foutue bougie, ravivant la blessure causée à sa lèvre ce matin même par la gifle de son grand père. En réponse à cette deuxième agression de la journée, un léger filet de sang s’écoula dans sa bouche. Le goût métallique le fit toutefois sourire de plus belle. Dieu que cette femme était amusante ! Elle lui offrait un bon jeu et douce serait sa victoire. Commençant à comprendre son comportement ou du moins à en prévoir une légère partie, le baron ne s’étonna guère de son soudain revirement mais pourtant il ne bougea pas le moins du monde lorsqu’elle lui balança tout ce qu’elle trouvait, espérant le blesser. Bien sûr, il aurait dû bouger mais sa fierté le maintenait figé sur place, ne faisant aucun geste pour se protéger, se doutant qu’il aurait des contusions suite à cela mais cela ne lui faisait rien. Il lâcha la clé et dans un mouvement rapide du pied, l’envoya sous le meuble à côté de la porte. Le meuble en question était suffisamment bas pour gêner une quelconque tentative de récupération et lui fournirait amplement le temps d’empêcher la jeune femme de l’atteindre. Sans attendre, il s’approcha d’elle, de sa démarche féline, un léger sourire aux lèvres. Lui faire peur n’allait pas être bien difficile, il allait se contenter du minimum requis comme lorsqu’il s’était assis à califourchon sur elle. Une fois suffisamment près d’elle, il la plaqua contre le premier meuble venu, collant son bassin au sien, retenant ses poignets sans quoi elle l’aurait probablement giflé, un sourire exquis aux lèvres. Le jeune homme était probablement fou de la provoquer ainsi mais il souhaitait réellement la voir à bout de nerfs et il était quasiment certain que cette action allait la rendre plus véhémente, sachant qu’elle n’avait que peu apprécié leur contact dans le lit.


« Allons, allons. Tant de grossièretés dans la bouche d’une si jolie fille. »

Il s’attendait presque à ce qu’elle ait une réaction anormale au vu du reste de son comportement, n’espérant pas réellement qu’elle soit troublée mais au contraire furieuse. Si jamais elle ne décevait pas ses espérances, il ne savait pas vraiment s’il n’allait pas pousser le jeu un peu plus loin, tout en restant dans la limite du raisonnable. Approchant son visage du sien jusqu’à ce que leurs souffles se mélangent, il profitait réellement de sa force physique supérieure à la sienne. Lui ferait-elle mal sachant que la seule manière dont elle pouvait le blesser serait de le faire en l’embrassant pour le mordre ? Ou choisirait-elle de tenter de le dissuader par les mots ?
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Lun 2 Juil - 12:18

Lorsque Alice c’était approchée du grand blondinet, elle avait tout de même hésité un instant, et oui, ce sauvageon n’avait tout de même pas hésité à monter sur elle à califourchon comme si elle n’était qu’une vulgaire monture, il avait fait preuve d’énormément de supériorité et sa taille mouche n’avait pas put y faire grand chose, quoi qu’il en soit si monsieur ne c’était pas poussé elle savait très bien qu’elle serait encore à l’heure actuelle coincée entre ses puissantes cuisses…alors adopter un jeu si dangereux n’était peut-être pas une si brillante idée…et c’était pour ça qu’a la dernière minute, elle avait totalement paniqué pour changer de plan et adopter la technique du « je te balance à la gueule tout ce que je trouve ! ». D’un autre coté c’était pas très intelligent non plus, parce qu’elle avait de la sorte réussit à lui faire oublier sa nouvelle attitude « je m’en foutiste » pour s’élancer sur elle, tel un lion sur sa faible proie. Alice avait alors fait de son mieux pour éloigner ce fou-furieux d’elle, lui lançant à la suite une autre énorme bougie décorative, une photo encadrée ou encore un immonde bibelot en céramique…Le grand inconnu était parvenu à éviter le reste de son mieux, et bien que la jeune fille avait déployé toutes ses forces afin de rejoindre le fond de la chambre et éventuellement se planquer dans la salle de bain, lieu où elle aurait put se poser un instant afin de réfléchir à comment se sortir de cette merde, elle avait manqué trébucher sur la chaussure Dior que Monsieur n’avait même pas prit la peine de sortir…tout ça parce qu’elle avait été troublée durant une fraction de seconde par le geste qu’il venait de faire…en effet, il venait bêtement de les coincer dans cette chambre devenue si intimidante pour la jeune femme en lançant la clé, la fameuse clé qu’il gardait au creux de la paume de sa main sous un imposant meuble style Louis XV assez bas pour qu’aucune main, même les très délicates de Alice puissent la récupérer…de plus le meuble était beaucoup trop imposant pour que la blondinette puisse le pousser et récupérer la clé…ce geste venait tout simplement de la faire paniquer, parce qu’il signifiait bêtement qu’elle était coincée entre ses quatre murs en compagnie d’un cinglé et qu’elle ignorait combien de temps elle parviendrait à faire le tour de la chambre en courant avant qu’il ne l’attrape…La malchance fut que le jeune homme soit en plus un sportif…en tant normal cela aurait sûrement plut à la jeune lycéenne qui était elle-même adepte de sports en tout genre mais ce détail pourtant si insignifiant la confortait dans son futur malheur…c’était plutôt clair, elle était perdue. Comme tout le monde aurait put le prévoir en étant spectateur de la scène, le blond rattrapa la jeune femme qui manquait donc de s’étaler de tout son long à cause d’un vulgaire escarpin Dior…escarpin qu’elle se promettait au plus profond d’elle-même de ne plus jamais porter de sa vie si elle se sortait indemne de cet enfer…et la plaqua violemment contre une imposante armoire en bois. La chance fut que l’armoire en question soit plutôt simple, vous savez sans moulures ni rien, du coup lorsque son dos vint se coller violemment contre le bois du meuble, Alice ne morfla pas trop, enfin tout de même assez pour serrer fortement les dents et jurer au plus profond d’elle-même que cet abruti lui devrait en plus d’excuses, des soins de relaxation ! Il se colla à elle, collant son bassin contre le sien, de telle sorte qui lui était vraiment impossible de se glisser pour fuir en se frayant un passage entre ses jambes…non Alice n’était pas au pays de merveilles, non Alice n’avait pas de lapin blanc pour se sortir de là, il allait falloir qu’elle improvise, une nouvelle fois. Alors qu’elle s’apprêtait à le gifler afin qu’il la lâche, il retient ses poignets contre l’armoire, décidément ce crétin était loin d’être idiot ou du moins était-il peut-être un expert en agression allez savoir…Alice ne put s’empêcher de faire une grimace, se sentant prise au piège comme un vulgaire rat de laboratoire prête à subir les interventions d’un pseudo Victor Frankenstein ! Il approcha doucement son visage du sien un sourire aux lèvres, il la répugnait totalement et lui faisait également peur, mais ça jamais elle ne le lui avouerait, non elle avait bien trop de fierté pour ça. Alice leva les yeux, elle était une battante et elle comptait bien le lui prouver coûte que coûte, elle le regarda alors dans les yeux lui lançant un regard plus que glacial, le regard bleuté de l’inconnu était encore plus perturbant qu’elle ne l’aurait pensé, en effet il la glaça sur place, il avait à la fois dans ses yeux une pointe de folie, de malice mais également de rage…pour la première fois depuis qu’elle l’avait réveillé à coup d’escarpins de grande marque, elle réalisait qu’elle l’avait vraiment foutu en colère et regrettait quelque peu son geste. Mais bon tout cela n’était finalement qu’une bataille, le genre de bataille où le grand gagnant gagnerait le droit de terminer la nuit dans le fameux lit de princesse et Alice, même si elle se trouvait dans une situation plutôt inconfortable comptait bien aller jusqu’au bout et remporter la victoire. M’enfin ! Elle n’était pas une Loser, elle n’était pas comme les autres et ça le baron ne tarderait pas à la savoir ! Il se rapprocha encore un peu plus d’elle, devant évidemment se baisser parce que Alice la naine était je vous le rappelle pas très grande et il la provoqua une nouvelle fois, comme si le coup de plaquer quelqu’un de son bassin contre un mur n’était pas déjà le summum de la provocation ! Il lui indiqua en gros de se taire parce que tout ses jurons la rendait peut-être moins désirable…ça c’était vraiment la meilleure et à cette instant présent Alice se serait bien vu lui cracher dessus, vous savez en pleins visage, et pourquoi pas dans les yeux, ce geste l’aurait ainsi aveuglé un instant, le forçant à lâcher ses poignets et lui laissant le temps de se planquer dans la salle de bain ou peut-être bien sous le lit…bordel elle regrettait carrément d’être venue aussi à l’avance, et oui, il était tard enfin plutôt tôt, exactement 5h du matin, elle avait fait en sorte d’arriver si tôt afin de dormir un peu et d’être la plus belle au banquet de midi, banquet qui devait réunir tout les convives, sauf que voilà, il semblait qu’elle ne soit pas la seule à avoir eut cette brillante idée, la preuve était justement en train de la plaquer contre une armoire ! Et justement ce triple bouseux approchait dangereusement ses lèvres de celle de notre petite blondinette. Elle pouvait sentir son souffle contre ses pulpeuses lèvres délicieusement glossées et étrangement, elle qui habituellement était si forte en fut toute troublée. Elle tourna pourtant le visage ne souhaitant pas devoir supporter son regard sur elle une minute de plus, afin de parler pour une fois calmement mais tout à fait clairement :

Je peux savoir ce que vous faites ? Je crois que vous ferriez mieux d’arrêter ce cirque…bref comme vous avez pu le constater, je n’abandonnerai pas et ceci ne m’intimide pas le moins du monde…alors ranger vos mains avant qu’il ne me prenne l’envie soudaine de crier « oh viole »…envie qui serait tout à fait justifier, après tout vous êtes ni plus ni moins en train de me faire subir vos vulgaires attouchements et je ne saurais supporter votre corps contre le mien une seule seconde de plus !

Elle tourna alors le visage pour le regarder à nouveau dans les yeux, Alice avait totalement repris confiance en elle…les mots avaient toujours su la rendre plus forte. Mais c’est à cet instant précis qu’elle remarqua que le grand blond saignait…oui, du sang s’échappait légèrement d’une fine coupure à sa lèvre et elle ne put s’empêcher de se pincer la lèvre inférieur se disant que ceci était évidemment de sa faute et que donc en tant que légitime défense, il se protégeait d’elle en la plaquant contre cette armoire…bref, elle était vraiment cuite. Elle baissa alors la tête, soupirant fortement, pour une fois elle ne remuait pas dans tout les sens, pour une fois elle ne jouait pas à l’hystérique, peut-être que de cette manière là, il verrait qu’il ne craignait plus rien et qu’il pouvait la lâcher mais le baron ne semblait pas le moins du monde réagir comme s’il était parti dans ses songes…c’était pas la première fois qu’il agissait ainsi, avait cette sorte d’absence, dans le lit, lorsqu’il avait grimpé à califourchon sur elle, il avait aussi durant un instant perdu le sens de la réalité et c’était suite à ça qu’il l’avait lâché, du moins c’était désormais clair dans l’esprit de la jeune cheerleader qui avait une sorte de sixième sens avec le comportement parfois loufoque des gens. Elle le regarda à nouveau, tentant de capter son regard.

Vous saignez…j’en suis désolée…est-ce que nous pourrions désormais régler cette histoire en adulte ?

Voilà qu’Alice se sentait maintenant enivrer par le parfum du grand blond…oui jusqu’à présent ce parfum en question n’avait pas vraiment capter son attention, n’avait été qu’un détail, et là, il lui semblait ne pouvoir sentir plus que ça, en même temps c’était pas vraiment étonnant étant donné que leur corps étaient collés…étrangement cet inconnu sentait divinement bon, ce qui contrastait fortement avec le sentiment de haine et de répugnance qu’elle ressentait pourtant tout d’abord à son égard…Une nouvelle fois troublée et perdue par ce qui se passait, elle laissa l’une de ses jambes remonter contre celle du grand blond, la frôlant doucement pour enfin la caresser de son mollet. Elle pencha doucement, du moins du mieux qu’elle pouvait la tête en avant laissant glisser son visage contre celui de l’homme, caressant de cette manière sa joue et laissant ses lèvres se faufiler un chemin jusqu’à son oreille. Bref là il était clair et net qu’elle perdait totalement le contrôle de la situation, mais après tout, c’était sûrement ça que désirait le baron, et étant inférieure à lui il ne lui restait plus qu’à obéir sagement…obéir ?? Un mot qui la dégoûtait au plus profond d’elle-même, elle qui n’avait au grand jamais obéit à qui que ce soit, pas même à ses parents. Elle frôla doucement ses lèvres contre le lobe de son oreille murmurant d’une voix suave et sensuelle à la fois :

Ok t’as gagné…allez lâche mes mains que je te montre les merveilles qu’elles sont capables de faire…

Tout en prononçant ses mots, elle attrapa le fameux lobe entre ses lèvre le mordillant légèrement tout en continuant à caresser doucement sa jambe contre celle de l’inconnu. Elle retira alors son visage de son cou, s’approchant doucement de ses lèvres et alors que ces dernières allaient se frôler, elle remonta d’un coup son genou, envoyant un puissant coup de genou entre les jambes de ce triple abruti ! Et bien entendu ce que la jeune femme attendait ardemment se produisit, la grand blond la lâcha préférant poser ses mains sur son bas ventre…et oui plus de petits Van Perth ^^[Mouhahahaha] M’enfin n’allez pas croire qu’elle l’ait rendu eunuque pour autant, étant donné la position dans laquelle ils se trouvaient, elle avait du faire peu de dommages, juste assez pour le mettre K.O. une dizaine de secondes quoi. Elle s’élança alors comme une furie sur le sol tentant de faire passer sa main sous le fameux meuble où se trouvait la clé…le pire dans cette histoire c’était que Alice ignorait totalement que la clé en question n’était pas la sienne mais bel et bien celle du baron et que la sienne se trouvait quelque part mélangée aux draps. Et bien entendu il n’y avait rien à faire, sa main ne semblait pas vouloir se faufiler sous ce satané meuble…C’est alors qu’elle sentit une pression sur sa cheville, merde le grand blond c’était plutôt bien remis du coup, puisque c’était lui qui la tirait ainsi sur le sol afin de ramener son corps à lui. Un léger cris s’échappa de ses lèvres, enfin surtout un cris de surprise quoi, la jeune femme était totalement surprise de se voir partir en arrière. Alors qu’il la rapprochait de lui, elle se tourna sur le sol et lui fit un croche patte, moyen efficace pour qu’il lâche sa cheville…Sûrement encore un peu sonné par le coup au niveau de l’entrejambe il tomba sur elle…et ce qu’on pouvait dire c’était que Alice savait très bien se foutre elle-même dans les galères. Elle encaissa le choc de recevoir d’un coup le corps de l’homme sur elle…mon Dieu à cette allure elle allait être totalement couverte de bleus ! Alors qu’elle allait tenter de se redresser, elle changea d’avis, elle posa sa tête contre le sol, se sentant fatiguée et éclata de rire…à quoi rimait ce cirque ?
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Lun 2 Juil - 19:21

Depuis qu’ils s’étaient rencontrés, ni l’un ni l’autre n’avait eu ce que l’on pourrait appeler un comportement rationnel, surtout Ulrich qui s’était tellement laissé dominer par ses émotions au lieu d’agir comme il se devait, voire à abandonner la chambre pour aller demander des explications. Non leur première rencontre n’avait rien de rationnel alors pourquoi se seraient-ils comportés en gens bien élevés l’un vis-à-vis de l’autre ? Ils ne se connaissaient pas, ne tenaient pas forcément à se connaître mais par un petit quelque chose nommé destin, hasard ou bien encore charme dévastateur d’Ulrich qui avait aveuglé la fille de l’accueil, ils se retrouvaient face à face alors qu’ils auraient dû rencontrer leurs colocataires respectifs pour la durée du séjour. Une première prise de contact qui s’annonçait mal indiquait forcément des rapports tendus par la suite, n’est-ce pas ? Et pourtant le jeune homme ne faisait rien pour arranger les choses, pourquoi le ferait-il ? On lui avait donné cette clé, il considérait donc que c’était sa chambre et que Blondie était un intrus dans son havre de paix et de quiétude. Seule son arrogance le retenait ici dans cette chambre, collé ainsi à elle, le souffle un peu court après lui avoir couru après pour la coincer, voulant qu’elle cesse son hystérie. Dans la manœuvre, il lui avait fait mal, il le savait mais s’en fichait éperdument, considérant qu’étant donné qu’elle n’agissait pas comme une lady, il n’avait pas à agir en gentleman. Gentleman serait même le dernier mot qui saurait définir son comportement, le jeune homme savait pertinemment qu’il agissait en vrai salaud mais tout était de la faute de cette foutue garce blonde qui ne cessait de lui causer misère. Néanmoins la violence de son comportement face à la jeune femme était irréfléchi, impulsif parce qu’à bien y penser, il réagissait de manière excessive. A croire que c’était elle qui avait décidé de l’enfermer et qu’il tentait par tous les moyens de sortir de cette pièce oppressante. Mais pourtant malgré tout c’était un jeu qui le retenait en ces lieux, rien de plus, un jeu où le vainqueur gagnerait le lit, n’ayant même pas envisagé qu’ils puissent le partager tant cela paraissait inacceptable. C’était tout ou rien et au fur et à mesure de la confrontation, il semblait plutôt clair que rien était l’issue la plus plausible. A force d’user des moyens pareils, ils allaient finir par se blesser sérieusement et l’héritier Van Perth en était fort conscient. Toutefois pour le moment, ils n’allaient souffrir que de contusions légères, il n’y avait donc aucune raison pour ne pas continuer à se livrer querelle.

Le fait qu’elle fut plus petite que lui l’embêtait quelque peu puisque cela l’obligeait à se courber pour la provoquer et honnêtement, il n’y avait rien eu de plus délicieusement sadique que le plaisir qu’il éprouvait en voyant la colère empourprer les joues de la blondinette. L’héritier Van Perth se savait dangereux, beaucoup plus qu’elle puisque lui n’en tirerait que des bleus et égratignures, voire des coupures, bref, des blessures physiques suite aux réactions véhémentes de la jeune femme. Tandis que lui, outre les blessures physiques, prenait un malsain plaisir à insuffler la peur chez ses opposants, agissant à la fois sur le physique et le mental, oppressant volontairement quiconque lui barrait la route vers ses désirs. Son comportement était foncièrement mauvais et il n’éprouvait nul remord à agir ainsi, il ne connaissait que ça. De toute manière, ne disait-on pas qu’en amour comme à la guerre, tous les coups sont permis ? Restait à définir si les coups permis étaient destinés à l’amour ou bien à la guerre initiale qu’ils s’étaient livrés sans relâche parce que la réaction de la jeune femme pouvait être ambiguë lorsqu’elle détourna les yeux comme si son regard était trop lourd à supporter. Un léger éclat de déception flamba dans les yeux bleus d’Ulrich comme s’il s’était attendu à plus de résistance, ne comprenant visiblement pas pourquoi elle avait détourné les yeux après s’être montré si virulente à son égard et puis son ton calme avait frappé l’héritier, plus sûrement que tous les autres coups qu’elle lui avait prodigué. Il était clair qu’elle mentait puisque sinon elle aurait pris la peine de le lui cracher au visage avec hargne mais le baron ne pouvait discerner quelle partie de son discours était faux. Et comme s’il se rendait soudainement clairement compte de la situation dans laquelle ils étaient tous les deux, les mots de la demoiselle envahirent son esprit, tournant inlassablement. Des attouchements ? Elle se méprenait horriblement, il ne pouvait tout simplement supporter son hystérie et avait décidé de jouer un peu avec ses nerfs. Il n’était pas un de ces vulgaires violeurs sinon il y aurait bien longtemps qu’il aurait profité d’elle.


« Ça ne se voit pas ? Je vous force à arrêter votre stupide comportement hystérique qui commence sérieusement à m’énerver alors si vous ne voulez pas en faire les frais, vous feriez mieux de ne pas vous aviser à recommencer. Vous n’êtes pas intimidée, bien sûr et c’est pour la même raison que vous n’osez pas me regarder dans les yeux. Sachez que vous pouvez crier autant que vous voulez, qui croira-t-on, vous ou moi ? Vous êtes la seule personne en cette pièce dont le comportement soit le plus discutable. Ne croyez sincèrement pas que j’apprécie la proximité de nos deux corps mais il s’avère que je n’ai pas trouvé une meilleure solution pour que vous repreniez enfin vos esprits. »

Tout au long, Ulrich avait arboré un sourire suffisant comme une dernière provocation face à la jeune femme. Aspirant à un long bain durant lequel il pourrait se frotter jusqu’au sang afin de faire partir la sensation dégoûtante que lui causait la peau nue de la blonde contre la sienne et oublier cet évènement malencontreux avec une bonne bouteille de vin ou plutôt non, de whisky. Regrettant soudainement de ne pas être resté en Autriche, il y faisait non seulement un meilleur temps mais les femmes étaient de meilleures compagnies que la sienne même si leur seul et unique but était de mettre la main au portefeuille. Définitivement ailleurs, cette fois-ci ce n’était pas la vision des yeux d’Anna qui était venue le perturber mais bel et bien une vision dans laquelle apparaissait la jeune femme, l’embrassant furieusement avec un tel désir et une passion dévastatrice, cette même passion qu’ils avaient tous deux voués à se blesser afin de gagner le lit. Cette vision le laissa étrange puis une vague de dégoût le submergea. Il avait cette faiblesse d’être un homme et voilà que son imagination lui jouait des tours. Jamais au grand jamais il n’aurait ce genre d’interaction avec la poupée blonde, c’était proprement révulsant. Mettant ça sur le compte d’un étourdissement passager, le baron l’oublia presque aussitôt, regardant ailleurs pour ne pas croiser le regard de la jeune femme, craignant qu’elle n’y lise le trouble certain qui l’avait gagné durant sa brève absence. Sa voix alors s’éleva, comme lointaine, brumeuse et le jeune homme tourna la tête vers elle, surpris par ses propos avant de soupirer.

« Ce n’est rien. Si vous cessez de vous comporter en enfant, peut-être trouverions-nous un arrangement. »

Comme si elle avait tous les torts évidemment. Un Van Perth n’acceptait jamais ses torts pour la simple et bonne raison qu’aucun d’eux n’estimait avoir tort, cela aurait été faire preuve d’une faiblesse et tout le monde savait que les Van Perth étaient loin d’être des gens faibles. Lorsqu’elle remonta sa jambe, Ulrich planta ses yeux dans les siens, cherchant immédiatement la moindre trace du piège qu’elle lui tendait mais il n’y trouva que des sentiments diffus et un certain trouble. Craignant que ce trouble ne soit dû à ses violentes actions, la prise sur ses poignets ne se desserra que de manière infime, de manière à cesser de la blesser sans pour autant la relâcher. Elle avait à présent le même regard qu’Anna et cette pensée le faisait frissonner de dégoût. Dégoût envers le geste que venait d’effectuer la blondinette ou envers son comportement infect, il n’aurait su le dire, balayant presque aussitôt ses hésitations. Évidemment que son écoeurement venait de là, le contraire aurait été ridicule. Une chance que l’américaine venait d’avancer son visage, étant maintenant incapable de déchiffrer l’air du jeune homme qui ne savait plus comment agir. Un nouveau frisson le parcourut lorsqu’elle murmura mais cette fois il était clair que c’était de dégoût. Une femme qui retournait sa veste ainsi, soumise était proprement repoussante et sa haine n’en flamba que plus belle, légèrement éteinte par son précédent trouble. Au final, cette fille était décevante, elle agissait comme toutes les autres, d’une manière proprement rebutante et pourtant beaucoup de ces filles étaient passés entre les draps du grand blond, conquêtes d’un soir sur son tableau de chasse. En cet instant même, il voulut effectivement lâcher ses mains, non pour qu’elle lui montre ce que ses mains étaient capables de faire comme elle le disait si bien mais pour s’éloigner d’elle et lui renvoyer le mépris écrasant qu’il lui vouait suite à sa soumission mais il en fut incapable, son corps ne lui répondait plus, aspirant certainement à ce qui allait suivre alors que tout en lui lui hurlait de s’éloigner d’elle, son antipathie montant dangereusement. Alors qu’il paraissait finalement décidé à profiter de la situation, comme il l’avait toujours fait avec les pauvres cruches qui pensaient que passer par son lit signifiait représenter quelque chose aux yeux du baron, leurs lèvres s’apprêtaient à se frôler mais un coup traître vint frapper l’objet de sa virilité ou les bijoux de famille comme on l’appelait familièrement. Sous le choc, une grimace de douleur aux lèvres, ses mains lâchèrent immédiatement la jeune femme pour protéger l’objet de sa douleur d’autres attaques comme si la pression exercée par ses mains allaient également le soulager de l’horrible souffrance qu’elle venait de lui infliger. Évidement, ce n’était pas suffisant pour qu’il se torde de douleur mais cela réussit à lui couper le souffle et pendant qu’il le reprenait, appuyé sur l’armoire, grimaçant, la jeune femme s’était échappée à toute vitesse en espérant certainement réussir à attraper sa clé.

Malheureusement pour elle, le baron avait d’hors et déjà récupéré ou en tout cas faisait admirablement semblant et s’était presque aussitôt son rétablissement diagnostiqué, élancé à sa suite pour lui faire payer le prix de sa traîtrise. Comme un enfant, il lui avait agrippé la cheville et la tirait à présent vers lui, sans grand effort. Bordel, elle était même plus légère que ses foutues valises. Néanmoins trop occupé à ignorer la douleur fusant toujours dans son bas ventre, le baron n’avait pas vu le croche patte venir et tomba sur elle. Ayant soudainement une impression de déjà vu sauf que cette fois-ci il se retrouvait allongé sur elle, le baron se releva prestement et recula avec effarement tandis que le rire probablement nerveux de la blonde résonnait. S’il paraissait perdu, c’était parce qu’en essayant de maîtriser sa chute, il avait mal calculé les trajectoires et une de ses mains s’était posée sur le sein droit de la jeune femme [MWAHAHA XD] tandis que son autre bras pliait douloureusement sous quasiment tout le poids de son corps. C’est qu’il n’avait pas voulu non plus l’écraser de tout son poids et dans sa tentative, ben… il s’était loupé. Essuyant sa main sur le côté de son boxer comme pour vouloir faire partir une nouvelle fois la sensation du sein de la blonde sous sa paume, Ulrich recula jusqu’à être près du lit et s’y écroula complètement exténué par tout ce qui était advenu et un soupir quitta ses lèvres. Il n’aspirait plus qu’à une chose : s’endormir ici même, tant pis si durant son sommeil l’autre folle le violait. Allongé en travers du lit, il passa ses avant bras sous sa nuque, fixant le plafond avant de jeter un coup d’œil curieux vers la blonde.


« Une trêve ça vous dit ? »

Il n’était pas question de perdre mais il fallait quelque fois se montrer raisonnable. A continuer comme ça, aucun des deux n’allait voir le banquet et ils finiraient par s’endormir l’un sur l’autre dans leurs tentatives de meurtre respectives. Et puis après tout, son éclat de rire signifiait bien que la situation était ridicule non ? Du moins c’était ainsi qu’il l’interprétait, à moins qu’elle ne se soit moquée de lui. En y songeant le jeune homme se renfrogna légèrement. Cependant Ulrich se doutait à présent qu’avant que la trêve soit établie, elle voudrait se venger du tripotage involontaire du baron lors de sa réception. D’ailleurs cela lui faisait certainement mal, bien qu’il ait tenté d’amortir sa chute de l’autre coté lorsqu’il s’était rendu compte que sa main n’avait plus le temps de s’écarter suffisamment. En même temps, il ne pouvait pas imaginer sa douleur puisque lui-même n’avait pas de poitrine, enfin pas aussi volumineuse que la sienne, quelle chance d'ailleurs, cela devait être encombrant et il aimait bien se promener torse nu de temps en temps. S'apercevant du ridicule de sa réflexion, l'héritier Van Perth eut un léger sourire avant de se relever à demi pour observer la dingue qui le poussait à agir comme un gamin. Même sous la torture, il ne l'aurait avoué mais malgré toutes les blessures qu'elle lui avait infligé, sa compagne de jeu restait fascinante par son imprévisibilité. Peut-être que finalement si ses plans de vacances reposantes étaient tombés à l'eau, ce n'était pas un mal, cela lui laissait prévoir un séjour intéressant et haut en couleur ainsi qu'en rebondissement...
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Alice Evans
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Jeu 5 Juil - 17:45

Tient, l’homme inconnu si silencieux jusqu’à présent se mit enfin à parler, ça soulagea la petite blonde qui avait une sorte de hantise du silence, et oui, le silence c’est carrément nul, premièrement c’est silencieux [comment écrire pour ne rien dire ^^] et en plus c’est trop pesant…C’était sans doute pour cette raison là que la jeune femme était aussi pipelette, elle avait sûrement du remuer le double de fois sa langue qu’une personne normale de son âge…tout ça pour dire qu’il ne serait pas totalement farfelue qu’elle finisse sa vie muette, drame qui la rendrait tout à fait malheureuse ! Mais bon pour en revenir à nos charmants moutons, ou lapins blancs, au choix. Alice ne tarda pas à regretter sa soudaine réjouissance, ok il se mettait enfin à parler, ok il prouvait par la même occasion qu’il savait faire des phrases complexes dépassant les 4 mots, mais surtout il la contredisait ! Han SACRILEGE !
Personne, mais alors absolument personne n’avait un tel droit sur elle. A la rigueur, le grand blond pouvait lui taper dessus, la plaquer contre tous les murs du manoir, mais la contredire, c’était un peu comme signer son arrêt de moi quoi ! Apparemment, d’après lui son geste était tout à fait justifié, il donna comme excuse bidon qu’elle était tellement hystérique que la maintenir ainsi était en quelque sorte la seule solution afin qu’elle se calme. Alice fit une légère grimace…mais c’est surtout à ce moment là qu’elle élabora sa vengeance ultra sadique et oui vous savez, d’abord le séduire, ou bien simplement lui faire croire des choses avant de lui écraser sa virilité comme une vulgaire mouche…ah oui, au passage, je tiens d’ailleurs à préciser que la comparaison de mouche est loin d’être hasardeuse…[huhu je vas me faire tuer ptdr] Bref tirez-en les conclusions que vous souhaitez…moi j’ai rien dit, juste sous entendu ^^
Et puis une nouvelle fois il avait eu ce satané regard qui fou carrément les boules…enfin qui fait peur quoi [bordel je m’exprime comme une charretière aujourd’hui], il était une nouvelle fois parti dans ses songes, peut-être éventuellement au pays des merveilles et Alice se retrouvait donc comme une conne à attendre que monsieur arrête de rêvasser…bordel à tout les coups elle avait du tomber sur un malade mental qui avait comme par hasard zappé ses médicaments, ou bien une sorte de schizophrène qui change de personnalité toutes les 5 minutes…genre un coup le mec « je m’en foutiste » et un coup « le violent sauvageon »…étrangement, Alice avait tout de même une légère préférence pour le sauvageon, parce qu’avec lui, elle savait à peu près à quoi s’attendre et surtout comment réagir, chose plus compliqué avec le « je m’en foutiste » qui lui avait toujours ce regard qui foutait la trouille et agissait pas du tout conventionnellement [enfin si on admet que se taper dessus c’est agir conventionnellement évidemment !] Et voilà qu’il trouva pas mieux en revenant à lui de lui dire de cessez d’agir comme un enfant, Alice manqua d’éclater de rire, se demandant si c’était pas une blague, après tout, c’était lui qui avait commencé en se faufilant dans SA chambre et en refusant de bouger son [très sexy petit] cul de SON lit…mais bon, si elle voulait que son plan marche, si elle voulait avoir le temps de récupérer LA clé, il fallait qu’elle se calme et ne prête pas attention à son discours, de cette manière son petit jeu séduction passerait mieux, ou du moins elle passerait moins pour une schyzo. C’est donc à partir de ce moment là, qu’elle laissa glisser tout doucement sa jambe contre celle du grand blond…bizarrement ce geste calculé ne la laissa pas indifférente et pendant un instant elle perdit le file de ses actes, se disant tout aussi bien qu’elle pourrait éventuellement lui casser ses bijoux de famille après en avoir un minimum profité…mais NON, c’était pas comme ça que ça marchait, c’était elle qui imposait sa loi et ça elle comptait bien le lui prouver, et puis surtout, on ne mettait pas aussi facilement le grappin sur une Evans [juste dans les ascenseurs^^]…elle avait beaucoup trop de respect pour elle [et du scotch autour de sa culotte –Pour Am’^^] Elle avait donc remonté d’un coup son genou, pensant lui faire un mal de chien, mal qu’il avait évidemment mérité, bah voyons ! Le petit problème, c’est que dans son malheur, le blondinet avait un peu de chance et à la place de taper directement là où sa fait bien mal, son genou dérapa un peu plus loin et ne lui imposa qu’une infirme douleur…mais bon le choc avait été suffisant pour lui permettre de mettre les voiles et de plonger telle Pamela Anderson [les flotteurs en moins] dans les vagues violentes de Malibu Beach…hum sur le sol de parquet de ce grand manoir Anglais afin d’attraper cette satanée clé de la liberté. Autre petit problème, ses mains avaient beau être supra fines et menues, l’imposant meuble de style Louis XV sous lequel se trouvait le ticket de sortie était beaucoup trop bas pour qu’elle parvienne à en glisser une…et puis elle eut pas vraiment le temps de tester sa force de Hulk [Echelle 1 : 80^^] en tentant genre de vouloir soulever le meuble de ses mains, geste qui aurait ou dans le meilleur des cas rien fait, ou dans le pire [quoi que ça dépend du point de vue^^] basculer le meuble sur elle et qui donc l’aurait probablement tué sur le coup [hum Vivi, interdiction de se servir de ça hein ?^^] qu’elle se senti traînée sur le sol…bordel la dernière qu’elle avait ressentit cette sensation, elle devait bien avoir 4 ans, en effet à cette époque là son frère Yoann, désormais célèbre surfeur, s’éclatait à traîner sa petite sœur dans la maison…mouai ça lui était passé à l’adolescence quoi…enfin on grandit pas tous de la même façon hein ?^^ Bref généralement se faire traîner sur le sol de la sorte, ça présage généralement jamais rien de bon, c’est pour cette raison que la petite blonde c’était retournée sur le sol, espérant que de cette manière, elle parviendrait à tourner le poignet du grand blond et donc à faire en sorte qu’il la lâche…dans la précipitation, elle avait malencontreusement fait un « regrettable » [genre^^] croche-patte à cet homme qu’elle ne connaissait pas et fatalement, il était tombé sur elle…mais bon, dans sa grande générosité, ou bonté d’âme, monsieur, avait tenté de se rattraper in extremis, allez savoir peut-être qu’on fond de lui il y avait du bon et qu’il espérait ne pas faire de mal à la belle Alice qui devait sans aucun doute avoir des bleus sur tous le corps mais étrangement Alice zappa bien vite cette théorie, étant donné le coup foireux qu’elle venait de lui faire [petit rappel pour ceux qui ont du mal à suivre…chose normal vu comment j’écris de la merde, quoi que ça aussi c’est habituel…] vous savez, « l’écrase bonbon »^^, elle préféra pensé que cela était une ruse afin de se venger et oui le bougre avait lamentablement pris appuis sur sa délicate poitrine pour ne point l’écraser…une chance que la petite blonde est une poitrine raisonnable. Elle n’eut pas vraiment mal, et fut sans doute plus surprise par son geste qu’autre chose, et cette surprise lui donna envie étrangement de rire, bref ça devait également être une sorte de cumulus, ça et aussi tout ce qui venait de se passer depuis qu’elle était sorti de son divin bain. Elle resta donc un moment sur le sol à rire, tout en posant sa tête sur la parquet au bois rare et regardant le plafond à la française de la chambre. Pendant ce temps, Ulrich avait lui préféré se lever afin de se coucher en travers sur le lit, lui aussi semblait totalement exténué par la soirée qu’il venait de vivre…et peut-être aussi les nombreuses autres péripéties qui lui restait à vivre. Quoi qu’il en soit, alors qu’Alice semblait penser initialement que ses vacances ici étaient un drame, ce n’était désormais plus le cas…bien qu’être couvertes de bleus soient pas vraiment son dada, elle c’était peut-être bien plus amusé ce soir que depuis genre les 2 dernières années [enfin si on oublie le fait qu’elle s’envoyait en l’air avec son prof de piano de dix ans son aîné]. Elle se redressa enfin sur le sol, balançant doucement ses longs cheveux dorés en arrières tout en lançant un petit regard au grand blond à moitié nu qui avait opté pour une pose très aguichante sur le lit, il lui proposa une trêve. Elle hocha la tête tout en esquissant un petit sourire.


Bonne idée…une trêve serait en effet pas du luxe…

Elle se releva difficilement tout en s’aidant du lit, whaa son dos lui faisait un mal de chien, sans parler de ses poignets…Elle contourna le lit et s’installa sur le bord, à coté du corps du grand blond…Elle resta ainsi une bonne dizaine de seconde, avant de bondir sur lui telle une lionne et de grimper à califourchon sur son ventre parfaitement musclé. Ainsi royalement posé sur le corps du jeune homme, elle attrapa les poignets de ce-dernier, renversant la situation initiale…
Désormais, il ne restait plus qu’a mettre son diabolique plan à exécution, c’est à dire porter la progéniture du baron, petit soucis, actuellement Alice ignorait totalement qu’elle avait entre ses cuisses un bon petit pactole de dollars et pensait juste tirer, à la rigueur, son coup. Elle s’allongea doucement sur lui laissant son ventre glisser contre le sien et ainsi dans un dernier effort happé ses lèvres. Elle relâcha ainsi les poignets du jeune homme, de toute manière, elle avait beaucoup trop d’emprise et de pouvoir pour qu’il la repousse, elle avait senti cette attirance tout à l’heure contre l’armoire, elle avait su qu’il l’avait désiré. Se relevant doucement et sensuellement elle retira doucement son débardeur, le faisant tourner de son poignet tel un lasso avant de le lâcher pour qu’il n’atterrisse elle ne savait où. Débarrassé de ce vêtement devenu si inutile, elle se rallongea doucement contre lui, collant son corps nu contre le sien, laissant glisser ses pulpeuses lèvres dans le cou de l’inconnu pour le parsemer de baisers chauds…hum hum hum bandes de pervers ! Je vous vois venir…mouahahaha vous pouvez toujours rêver, Alice ne ferrais jamais ça, non mais ça va pas depuis quand on se donne aux inconnus qui nous violente ? Quel manque de délicatesse ^^
Huhu revenons donc à la réalité, et oui, cette image qui vous a tant de fois [j’en suis sure] traversé l’esprit, n’était qu’un vilain tour de votre imagination bande de débauchés…parce que Alice et bien elle avait toujours son débardeur et puis surtout elle ne faisait que tenir sagement le baron par les poignets tout en étant à califourchon sur lui. Elle lui lâcha les mains tout en se mettant à rire, se balançant sur le coté, pour se mettre en boule.


Désolée…juste que j’aime bien avoir le dernier mot…

Elle attrapa un bout de drap de coton égyptien et se roula dedans, se calant contre l’oreiller, ne prêtant pas le moins du monde attention au grand blond…certes la bataille du lit était en mode pause, mais ça voulait pas dire pour autant qu’elle allait devoir pioncer par terre, hors de question !

Bonne nuit…j’espère que vous ronflez pas au moins…
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Ven 6 Juil - 19:44

[MDR t’as signé ta mort^^]

Pendant qu’Alice était à ses considérations du silence, Ulrich avait songé à la meilleure idée de lui arracher la langue tout en parlant de manière plutôt polie étant donné son merveilleux caractère. Il en était à se demander s’il ne devrait pas l’arracher avec ses propres dents lorsqu’il se rendit compte de l’objet de sa réflexion. Putain, il pensait vraiment à n’importe quoi pour envisager qu’elle n’ouvre plus jamais la bouche de sa vie, enfin devant lui du moins et puis l’idée de la noyer dans la baignoire effleura son esprit et le laissa profondément songeur. Ah, quelle idée magnifique. Rien qu’à l’idée d’enfoncer sa tête blonde dans l’eau chaude pour que son clapet ne se rouvre plus, le jeune baron se sentait extatique, n’ayant jamais rencontré une bavarde pareille, enfin si mais elle avait été occupée à gémir donc bon… interprétez le comme vous voulez, je ne fais également que sous-entendre. Revenons donc au sujet ô combien intéressant, c’est-à-dire le jeune baron et sa prétendue roturière si vulgaire. Encore elle aurait été anglaise ou autrichienne mais non… visiblement d’après l’accent nasillard qu’elle émettait et qui heurtait ses si délicates oreilles, elle était américaine. En 26 ans, le jeune homme en avait rencontré des américaines et il les détestait toutes sans exception, surtout celles qui osaient poser leurs sales pattes graisseuses sur sa si jolie peau et qui se croyaient tout permis parce que voilà, elles venaient des USA, comme si c’était une chose exceptionnelle et qui leur donnait le droit de se prendre pour des reines. Une bonne chose donc que la mijaurée ait cessée sa comédie mais la grimace qu’elle fit n’échappa pas au jeune homme. Ainsi elle n’aimait pas qu’on la contredise… Intéressant fait. Par bien des points ils étaient similaires à ce qu’il pouvait en juger, sur une intuition il avait joué l’indifférence et elle ne l’avait pas supporté, pas plus qu’elle ne semblait supporter la contradiction. Finalement, elle était peut-être une de ces filles de bourges américains au lieu d’être une simple et ordinaire blonde insipide. Qu’importe, elle n’atteindrait jamais son niveau de classe et d’arrogance rien qu’en prononçant de simples mots d’une voix rauque, plus habituée aux sons plutôt rudes de la langue allemande qu’à l’anglais qui semblait beaucoup plus « coulé » au niveau de la prononciation. Néanmoins, il parlait cette langue à la perfection et c’était résolu à devoir l’employer tous les jours durant la durée de son séjour sauf lorsqu’il jurerait puisque ses vieux réflexes ne se perdaient pas mais il jurait rarement alors l’affaire était réglée.
Ce qui était loin d’être le cas pour l’affaire qui le tenait maintenant occupé. Craignant que la fille soit totalement schyzo, c’est presque avec un soulagement qu’il la vit agir sans pouvoir l’arrêter, remerciant le ciel que son genou ait dérapé parce que ça faisait quand même un mal de chien sur le coup. Œil pour œil, dent pour dent, c’est ainsi qu’il n’avait pas perdu une minute pour lui foncer dessus dès qu’il eut récupéré son souffle mais son geste lui parut bien stupide, surtout lorsqu’elle lui fit un foutu croche patte qui le prit par surprise. Dommage, il aurait mieux fait de l’écraser avec le meuble de style Louis XV…. Ce qui le surprit cependant plus par la suite, c’était qu’elle se mette à rire. Elle était vraiment pas nette cette fille… Probablement un contrecoup de tous les chocs qu’ils s’étaient mutuellement infligés. Esquissant un mince sourire face à l’apparente folie de la fille, c’est avec joie qu’il s’était retrouvé sur le lit, adoptant sans y prêter attention une posture des plus séduisantes.
C’était la première fois depuis… 20 bonnes années que le jeune baron se laissait aller et il n’en comprenait pas la raison, ayant rangé au placard son coté très suffisant pour la nuit. Avec soulagement, il l’entendit complimenter son dos et se rengorgea comme un jeune coq.


Bien sûr que c’est une bonne idée, répliqua-t-il alors qu'il la détaillait tandis qu’elle se relevait avec peine, ne lui offrant pas pour autant la moindre aide. Chacun ses problèmes après tout. Il eut pourtant presque pitié en la voyant ainsi mais cela se manifesta sous la forme d’un rictus de quasi mépris alors qu’il la fixait intensément. Effectivement…

Le reste se passa comme un éclair et Ulrich eut à peine le temps de cligner des yeux qu’elle se trouvait sur lui. Ma parole, elle le cherchait en adoptant la même posture défensive qu’il avait eu un peu plus tôt. Certes, il devait avouer que la voir légèrement gigoter au dessus de lui n’était pas désagréable mais il n’escomptait pas aller loin avec une fille pareille. Alors il resta impassible avec plutôt l’air de dire « tu comptes rester là toute la nuit ? » eh oui, tout un langage pour qui savait décrypter. Heureusement, elle lâcha ses mains en riant pour se dégager et la justification lui attira un sourire en coin.


J’te le laisse pour cette fois blondinette, marmonna-t-il en enfouissant son visage dans un oreiller comme si c’était une faveur qu’il lui faisait là. Mais n’espères pas l’avoir la prochaine fois…

Il sentit le lit bouger mais ne rouvrit pas les yeux pour autant, devinant au froissement du drap qu’elle devait probablement s’enrouler dedans. Pour le moment, ils faisaient une trêve, sachant tout deux qu’à leur réveil, ce ne serait probablement pas une bataille mais une guerre qui les attendrait, une guerre déclarée où l’indifférence serait l’arme maîtresse du jeune homme, ayant deviné à quel point cela l’insupportait. Dommage qu’elle n’ait pas dormi par terre mais bon, il se sentait doucement glisser vers le sommeil pour protester contre ça. Elle lui souhaita bonne nuit et cette marque de politesse intrigua le jeune baron jusqu’à ce qu’elle lui inflige un dernier affront. La main du jeune homme quitta l’oreiller pour venir tapoter la tête de la blonde [MWAHAHA 1000 ANS DE DOULEUR XD ->] dans un geste volontairement fraternel, provoquant.


Imbécile. C’est plutôt toi qui ferait mieux de ne pas ronfler sinon tu dors par terre. Idem si l’envie te prend de me coller durant la nuit.

Et il retira sa main, sans rien ajouter de plus, la rabattant vers lui. A vrai dire, il ne savait pas vraiment s’il la pousserait pour la faire tomber. Non pas parce qu’il avait peur de lui faire mal ou un quelconque remord plutôt parce qu’il craignait qu’elle se remette à bêler comme une idiote s’il lui laissait une seule occasion de râler. Bon Dieu, cette fille était impossible… Tant et si bien qu’il se demandait vraiment ce qu’elle fichait ici. Rouvrant à moitié un œil, il l’observa un instant avant de le refermer, un sourire indéfinissable aux lèvres.

Bonne nuit blondinette.

En bougeant légèrement pour adopter une posture plus confortable au sommeil, songeant déjà au long bain qu’il prendrait pour se débarrasser des microbes qu’elle pouvait lui avoir collé durant leurs brefs et violents contact, Ulrich sentit sous son corps chaud la morsure glacée d’un élément métallique. Figé, le jeune homme résista quelques secondes à Morphée, intrigué et finit par s’endormir sur une pensée plus qu’équivoque… Oups. Vous l’aurez compris, la clé se retrouvait juste sous lui, au niveau de ses abdos et était assez fine pour ne pas non plus le déranger. Si jamais la blondinette l’apprenait, il signait son arrêt de mort… Bah. De toute façon c’est pas comme s’il avait prévu de passer un long moment en sa compagnie hein. Au réveil, il réfléchirait à la meilleure manière de la flanquer hors de SA chambre mais pour le moment, Morphée le berçait tendrement alors pourquoi s’encombrer de la vision dérangeante d’une tête blonde dormant près de lui ? Vraiment... Quel masochiste ce Lion….
[Début d’la phase un xD]
Et pourtant l’intrusion de la blondinette avant qu’il ne s’assoupisse était très certainement un mauvais très mauvais présage puisque son sommeil fut agité, entrecoupé de cauchemars dont il ne parvenait pas à se défaire mais tous étaient sans sens réel, flous jusqu’à ce que le visage de Lothar se fasse plus présent, plus insistant et le jeune baron se retrouva propulsé de nouveau dans la fameuse salle de musique où le vieux débris avait pour habitude de se rendre lorsqu’il préparait un mauvais coup, ce qui résumait 75% de son existence. Attentif aux moindres détails de son rêve ou du moins ce qu’il croyait être une chimère, Ulrich se dirigea à pas presque veloutés sur le parquet jusqu’à la fenêtre où il voyait l’orage se préparer mais le claquement de la porte vint l’interrompre et il se retourna vers un Lothar plus que fulminant dont la main droite tremblait tant il serrait le pommeau de sa cane de rage. Déstabilisé, le baron avait reculé jusqu’à se retrouver acculé au mur ou presque, cette scène ayant un dangereux goût de déjà-vu. Et son grand père s’avançait vers lui comme tant de fois auparavant lorsqu’il était enfant et que ce foutu vieillard estimait que l’héritier Van Perth méritait une correction… Le patriarche leva sa cane, laissant sa main glisser jusqu’à saisir le métal circulaire, déterminé à lui flanquer une volée. Levant aussitôt ses mains pour protéger son visage, Ulrich eut pourtant le temps d’entrapercevoir le visage navré d’Isabel qui disparut presque aussitôt de l’entrebâillement de la porte. Trop tard pour réagir, la canne avait fusé tout de même vers lui dans un sifflement des plus désagréable. Et pourtant, le coup ne vint jamais puisqu’un léger bruit vint le sortir de ce cauchemar beaucoup trop réel.


Réveillé en sursaut, le jeune homme ouvrit brusquement les yeux et pendant un quart d’une demi seconde se demanda où il était, ne reconnaissant pas le plafond familier de sa chambre. Le souffle court, il chercha à remettre de l’ordre dans ses idées, repensant à cette scène qu’il savait provenir de sa mémoire et qui ne faisait qu’en dissimuler une autre survenue ce même jour. Le fameux jour où il avait reçue plus d’une correction de la part de Lothar et ce même fameux jour qui lui avait insufflé une apathie viscérale pour le vieil homme…. Ne souhaitant pas plus penser aux circonstances de ce jour, Ulrich tourna la tête vers la gauche, étant de nouveau sur le dos, pour prévenir toute action si jamais son réveil avait causé celui de la jeune femme également mais il la découvrit au contraire, très... affairée... Mais qu'est-ce qu'elle fichait celle-là encore ?

[Pas taper, pas taper ><" ->]
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Alice Evans
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Ven 6 Juil - 22:31

Etrangement, le grand blond semblait moins violent et antipathique. Alice mit ça sur le compte de la fatigue, parce que étant donné tout ce que cet abruti lui avait fait subir, ça ne pouvait pas vraiment être autre chose et puis tout était clair depuis le début entre eux, ils se détestaient et se menaient une guerre sans limites et c’était pas parce que monsieur avait un coup de pompe que cela allait changer…enfin pourtant l’idée de la trêve lui avait semblé judicieuse, parce que c’est évidemment bien connu, plus on est fatigué plus on baisse sa garde, et là, il était sur qu’Alice allait finir par totalement perdre le contrôle de ses actions, ou bien tout simplement ne plus trouver la force de se relever au prochain violent coup de l’inconnu qui se montrait de plus en plus brutale avec elle. Cet abruti n’avait en plus pas bougé d’un seul poil lorsqu’elle c’était relevée avec difficulté, il en avait d’ailleurs profiter pour la regarder d’un regard répugnant tout en affichant un air moqueur qui le rendait…hum…davantage crétin, mais bon Alice était beaucoup trop fatiguée pour relever ça, non, elle le ferait demain, parce que bien évidemment la nuit est connue pour porter conseil et elle comptait bien, bien dormir afin de trouver LA vengeance et surtout le coup fatal qui ferait que monsieur lâcherait l’affaire et lui rendrait sa chambre…non mais oh elle tenait tout de même pas à partager sa chambre durant tout le séjour avec lui, déjà qu’elle allait devoir le faire avec 3 inconnues et qu’a tout les coups, ces trois fameuses inconnues allaient être comme par hasard totalement insupportables ! Elle lui lança un regard d’incompréhension lorsqu’il la nomma « blondinette »…bordel elle avait toujours détesté ce surnom, non, encore pire elle avait toujours détesté tous les surnoms, c’était de toute manière toujours rabaissant…bah oui blondinette, qu’est-ce que ça voulait dire au juste ? Petite blonde ? Alors comme ça monsieur la trouvait petite, ok elle ne faisait que 1m55, mais c’était pas une raison pour le lui relancer en pleine figure, surtout que voilà quoi jusqu'à présent, ils c’étaient attaqués sur tous, laissant les bâches ou piques relatifs au physique de coté, ce qui était très bien, mais s’il avait changé d’avis, Alice n’allait pas se gêner pour trouver des choses méchantes à dire sur son apparence, non mais…et puis blonde, ça voulait dire quoi ?? Quelle était stupide ?? Non mais comment pouvait-il la juger de stupide alors qu’il ne la connaissait pas il y avait à peine un quart d’heure, c’était vraiment du grand foutage de gueule ! Bref dormir allait aussi lui permettre de trouver un petit surnom qui le calmerait une bonne fois pour toute…pour tout vous dire Ulrich avait carrément de la chance que la jeune femme soit fatiguée, parce qu’en pleine forme, Alice était le genre de fille à être une véritable pile électrique et elle se serait pas gêné pour lui en foutre pleins la gueule, ce qu’elle avait d’ailleurs commencé à faire au début de leur altercation, bien qu’après 8h de vol elle est le cerveau un peu ramolli et le corps en morceau à cause de leur petite guerre !
Apparemment, ce soir, ou plutôt ce matin^^ il ne cherchait pas à avoir le dernier mot et préférait tomber dans les bras de Morphée…chose qui arrangeait la jeune femme, parce que si elle avait eu le drame de tomber sur un têtu, et bien ils étaient vraiment loin d’être couchés. Dans un sens, elle fut un peu déçue, elle ne savait pas pourquoi exactement, mais avait pourtant l’intime conviction que dès le soleil levé, tout serait différent entre eux, que peut-être cette guerre prendrait fin pour toujours, que quelque chose ferrait qu’ils se contenteraient de s’éviter afin de retrouver le cours normal de leur vie…cette soirée resterait alors un souvenir qui s’effacerait peu à peu de la mémoire de la jolie blonde et dans un sens ça la frustrait carrément…c’était pas vraiment la fin qu’elle voyait à leur rencontre, rencontre certes spéciale mais intéressante, dans un sens.
Bref, il semblait pourtant que la nuit finirait sur ses derniers paroles, c’est pour cette raison qu’Alice lança une sorte de dernière provocation, espérant que le grand blond réagisse ou remette le jeu en piste…oui elle n’était plus vraiment sur d’avoir sommeil désormais, elle était surtout supra excitée, et avait terriblement envie de faire chier le jeune homme…allez savoir pourquoi ! M’enfin tout ce que Alice gagna fut une petite tape sur la tête et la merveilleuse appellation « d’imbécile », pourtant une nouvelle fois elle ne répliqua rien, préférant faire croire à ce grand couillon qu’elle dormait déjà. En plus elle avait fait en sorte de prendre absolument tous le drap, n’en laissant pas une moindre foutue miette à l’inconnu, geste un peu gamin, et puis c’est pas comme si elle mourait de froid, après leur petite bagarre on pouvait même dire que la jeune californienne crevait de chaud, mais elle préférait largement faire ça que de laisser un bout de drap à cette arrogant personnage ! Elle lui tournait le dos, mais avant de s’assoupir et de partir dans le royaume des rêves il lui sembla entendre un « bonne nuit blondinette » ce qui la fit étrangement sourire…
S’assoupissant, elle laissa son esprit divaguer, étrangement divaguer puisque son inconscient mine de rien lui révéla ses angoisses ou peut-être fantasmes, les angoisses qu’elle c’était pourtant jusqu'à présent caché…vous savez la fameuse peur qu’elle avait ressentit lorsque le grand blond l’avait bloqué contre cette future armoire…revivant la scène avec un certain réaliste, cette dernière avait été totalement bouleversée, en effet, Alice cette fois-ci n’avait pas choisi de lui lancer un violent coup au niveau de son entre-jambe, non, elle c’était contentée de l’embrasser, d’un baiser plus que torride d’ailleurs. Ulrich avait terminé par la lâcher, l’entraînant avec lui sur le lit, leur ébats devenant de plus en sérieux, elle avait ouvert les yeux au moment même ou leur deux corps n’auraient fait plus qu’un. Profondément surprise par ce qu’elle venait de rêver, et surtout choquée d’avoir aimé ce rêve, alors que cet homme avait tout pour la dégoûter et la répugner, elle avait mis un certain temps à réagir et à s’apercevoir qu’elle dormais la tête couchée sur le torse du grand blond…bordel pendant dix secondes elle se demanda même si son rêve n’était finalement pas vrai…mais non, elle était encore habillée, et l’idiot aussi…enfin habillé était un grand mot, mais bon, il avait gardé son boxer, heureusement d’ailleurs que ce profond dégénéré ne lui avait pas fait l’affront de dormir à poil, là ça aurait vraiment été le bouquet ! Elle se repoussa de lui, tout en grimaçant, et virant son bras de son épaule. Tout en tournant la tête, elle découvrit sur le chevet un portefeuille noir en cuir. Alice ne put s’empêcher de sourire, c’était le moment idéale pour voir qui était cet arrogant prétentieux, pour mettre un nom sur sa petite bouille d’ange démoniaque. Elle se redressa, tout en tirant le drap et attrapa rapidement le carré de cuir entre ses mains, jetant tout de même un coup d’œil au baron, vérifiant qu’il dorme bien…Prenant une profonde inspiration, elle se décida enfin à ouvrir le fameux portefeuille, et attrapa la première carte qu’elle trouva, c’est à dire, une carte d’identité Autrichienne. Elle fronça le regard…elle était pas très presse poeple mais ce tenait assez au courant ou du moins ses amies la tenait au courant, et là elle était pas du tout en train de rêver, non, c’était bien le nom de « Ulrich Van Perth » qui figurait sur la carte d’identité…Merde, ça venait de faire tilt dans la tête de la blonde, elle venait de faire joujou avec un baron !!!!! Oui un vrai baron, genre le mec pété de tune mais aussi tellement mignon qu’il figurait deuxième au classement des meilleurs partis, juste derrière le prince William ! Double merde, Alice venait de réaliser qu’elle avait faillit casser les bijoux de famille du deuxième meilleur parti Européen. Elle resta un moment à regarder le jeune homme qui dormait, cette foutue carte dans les mains, avec la profonde envie de pleurer…putain comment avait-elle pu être aussi stupide ? Et dire que si elle avait su ça de suite, elle aurait pu agir différemment, bordel c’est carrément pas commun de retrouver le deuxième meilleur parti européen dans son lit ! Elle soupira, tout en réfléchissant à tout ce qu’elle aurait put faire…genre être gentille et montrer à quel point elle était une adorable petite aristocrate, le charmer, éventuellement le foutre de son lit, faire croire à une supposée grossesse bien qu’elle prenne la pilule et ainsi devenir baronne, le pied total quoi, bah non, à la place, elle avait joué avec ses nerfs, l’avait traité de crétin et avait tenté de le rendre eunuque…ça donnait carrément envie de se tirer une balle ! Bref maintenant qu’elle savait qu’elle n’avait plus la moindre chance de devenir baronne, la petite californienne, allait simplement se contenter de fouiller son portefeuille. Tirant sur des cartes en tout genre, elle tomba sur une gold, non c’est pas vrai il n’avait qu’une Gold ?? Whoo ça, ça prouvait clairement que quelqu’un gérait les finances pour lui, elle ça faisait belle lurette qu’elle avait eu sa platinum…mettant le portefeuille sans dessous dessus, elle tomba enfin sur un étrange papier plié en six. Elle l’ouvra tout doucement notant la notation au passage « à faire brûler dès la lecture », elle fronça les sourcils, rolala ça devait genre être son relevé bancaire non ? Et bien ce qu’on pouvait dire, c’est qu’Alice aurait sans doute largement préféré qu’il s’agisse simplement de son relevé bancaire…chaque mot de ce papier lui donna des frissons dans le dos…bordel ce bout de rien stipulait clairement que le jeune homme qui dormait si paisiblement à ses cotés avait engagé un tueur afin de tuer son propre grand père ! Merde, elle tenait entre ses mains, la preuve d’un futur coup d’état…Alice était loin d’être idiote, et savait que Ulrich même en ayant le titre de baron n’avait pas put avoir toutes la fortune familiale étant donné que le grand père était encore en vie, et se morceau de papier sous entendait clairement une chose, le vieux avait sûrement du menacer son petit-fils de le déshériter pour une raison encore mystère ! C’est également à se moment précis que Ulrich décida de se réveiller, Alice se dépêcha de glisser le morceau de papier, l’ayant plier un peu n’importe comment dans son mini-short…mais bon pour le reste c’était un peu tard, elle n’avait pas le temps de ranger le portefeuille pour le remettre à sa place, elle était cuite…quoi que…en y réfléchissant de plus près, peut-être qu’Alice disposait là d’un moyen béton afin de devenir baronne…Le grand blond ouvrit les yeux, comme s’ils venaient de sortir d’un rêve troublant, au moins elle était pas la seule a faire de drôle de rêves ici…ça devait sûrement venir du manoir^^, la regardant ranger les dernières cartes de son portefeuille.


Bien dormi…Monsieur le Baron Van Perth ?

Elle le dévisagea tout en posant le portefeuille de cuir sur le chevet, elle avait un point d’avance sur lui, elle connaissant son identité, lui par contre ignorait absolument tout d’elle…Elle quitta alors le lit, trouvant plus prudent de s’éloigner de lui et puis surtout gagnant ainsi quelques minutes pour réfléchir à ce qui était devenu une véritable évidence dans son esprit, son futur statu de baronne…bref il ne lui restait plus qu’a mettre son petit jeu de manipulation en place, le reste devait logiquement suivre…

Oui…je sais tout…c’est tout de même idiot…si on se serait rencontré en d’autres circonstances, ou bien si seulement j’avais su qui vous étiez avant notre altercation, j’aurais sûrement tout fait pour obtenir vos faveurs…mais bon tout le monde sait qui est Ulrich Van Perth…un vulgaire coureur de jupons…Quoi qu’il en soit, tout ça va changer…demain matin, la plupart des invités seront enfin là, et alors que je devais initialement être présentée comme étant une vulgaire aristocrate californienne j’exige d’être présentée comme étant la fiancée Van Perth !

Un sourire s’afficha sur les lèvres de la jeune femme tout en lisant de l’incompréhension sur le visage du jeune baron, là elle prenait une considérable longueur d’avance sur lui, mais ne comptait pas le laisser plus longtemps dans l’incompréhension, il fallait qu’elle lui montre qu’il ne pouvait plus faire marche arrière…

Ecoutez…vous n’avez pas le choix, désormais c’est moi qui fixe les règles, alors vous allez ranger votre arrogance au placard et obéir si vous ne voulez pas que demain à la première heure la une des journaux soient : « Un baron a payé un tireur à gage afin de se débarrasser de son grand-père ! »

Elle se passa une main dans les cheveux essayant de paraître assurée, et réalisant peut-être un peu tard qu’elle se trouvait dans une sale situation, après tout, le baron n’était pas obligé de lui obéir, il pouvait tout simplement se débarrasser d’elle…sans parler de la clé qui était bloquée sous ce putain de meuble à la con ! Elle releva le visage, un peu paumée, mais se disant qu’il était désormais trop tard pour faire marche arrière, qu’elle devait aller jusqu’au bout et éventuellement croiser les doigts pour que ça marche !

Oui j’ai une preuve de votre futur petit coup d’état…et je vous déconseille formellement de me faire le moindre mal, j’ai appelé une amie pendant que vous dormiez et photographié le document en question…elle montra du doigt son à main dans un coin de la chambre…s’il m’arrive la moindre chose, elle vous balancera…c’est clair ?

Elle espérait au fond d’elle que son petit numéro de bluff fut assez convainquant pour le baron et gardant toujours cette assurance elle s’approcha de lui qui c’était redressé sur le lit, comme une nouvelle fois perdu dans ses songes. Elle posa ses mains sur son menton, se baissant pour déposer un baiser sur ses lèvres tout en murmurant :

Dès demain, nous nous occuperons de la bague…en ce qui concerne notre histoire, on conviendra ça en temps voulu, tant que tout parait mielleux et semblable à un conte de fée ça m’ira…chéri…

Un sourire démoniaque inonda le visage de la jeune femme, elle se sentait bien, elle se sentait forte, son regard s’attarda sur le matelas…où était posé la clé de la chambre…mais merde, quelle était donc cette clé sous l’armoire ? Elle la ramassa la faisant glisser entre ses doigts.

Bien…il est tard…tu vas aller chercher mes valises, et ensuite tu viendras te coucher…demain une longue journée nous attends !
Elle lui tendit alors la clé…son plan était enfin en marche et pour Alice plus rien ne lui semblait impossible, elle allait tout simplement devenir baronne…c’était une évidence !
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Sam 7 Juil - 5:11

[Héhé plus de cinq pages encore ^^']

En s’éveillant brusquement, le jeune homme avait senti que quelque chose avait changé sans pouvoir le définir. Avant de reprendre ses esprits, ses yeux bleus avaient fixés son torse, quasiment certain d’avoir ressenti durant son sommeil une certaine chaleur sur son corps, laissant courir ses propres doigts dessus, il constata la température brûlante de sa peau. Il était pourtant quasiment certain que ce n’était pas un effet second du cauchemar mais probablement l’œuvre du petit démon blond. D’ailleurs elle manquait à l’appel…. C’est alors qu’il l’aperçut et écarquilla brusquement les yeux et sans réfléchir, il allait se porter vers l’avant pour lui arracher le portefeuille des mains sans aucune délicatesse lorsqu’elle avait commencé à poser cartes sur table, le stoppant dans son stupide élan.

Blondinette - Bien dormi…Monsieur le Baron Van Perth ?

Merde. C’était exactement le genre de chose que le jeune homme aurait préféré éviter, surtout vu l’air qu’elle prenait et qui ne lui disait rien qui vaille. Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale d’Ulrich qu'il n’avait ressenti que face à une seule personne, Lothar. Le vieil homme était une des rares personnes à créer chez lui une peur panique qui le tétanisait réellement, le renvoyant au temps de l’enfance où cet homme acariâtre le dominait de toute sa hauteur, un éclat sadique dans ses prunelles bleues alors qu’il se saisissait de sa canne, cette même foutue canne qu’il avait tant de fois levée sur l’héritier Van Perth… Et c’était exactement un frisson de ce genre que lui causait la blonde en cet instant même alors qu’il semblait réaliser peu à peu dans quel pétrin il s’était jeté. Sans un mot, il la regarda poser le portefeuille, expirant enfin le souffle qu’il avait retenu inconsciemment. La mâchoire fermée, anguleuse, il serrait les dents avec rage avant d’essayer de se calmer. Le fait qu’elle connaisse son identité n’était pas une fois en soi n’est-ce pas ? Alors il détendit sa mâchoire douloureuse et reprit un air impassible, presque ennuyé comme si les cinq secondes de hargne n’avaient été qu’hallucination.

Un peu agité, merci...

Sous son abord courtois, il écumait pourtant de ne pas connaître l’identité de cette poufiasse blonde qui se permettait de fouiller dans ses affaires, ne reconnaissant pas le tort qu’il avait eu en laissant son portefeuille traîner. En même temps, il avait bien fait sinon elle l’aurait balancé par la fenêtre avec son pantalon Ralph Lauren… Néanmoins, ce qui lui mit la puce à l’oreille fut la distance que prenait la jeune femme à son égard, jurant que c’était probablement sa tête la cause de la chaleur qu’il avait ressentie sur son torse un peu plus tôt alors pourquoi émettait-elle une telle… réserve après avoir découvert son identité ? Ça ne tournait pas rond. Une quelconque jeune femme apprenant qu’elle avait dans son lit le deuxième meilleur parti européen aurait agi de manière à obtenir amende pour ses précédents gestes et non la fuite qu’elle avait choisie, elle. La blondinette était vraiment différente des jeunes femmes auxquelles il avait eu affaire auparavant et s’il avait su, il l’aurait probablement évitée toute sa vie. Par automatisme, Ulrich entrouvrit les lèvres pour protester lorsqu’elle le qualifia de vulgaire coureur de jupons mais il puisa dans un oxygène inexistant qui ne lui parvenait plus, tant l’incompréhension lentement inscrite sur ses traits harmonieux s’alourdissait de minute en minute, allant jusqu‘à lui faire oublier de respirer. Mais c’était quoi ce discours ? La fiancée Van Perth ? Il n’avait nulle fratrie et ne se connaissait aucune fiancée alors… Non. Impossible. Cette… Cette fille était en train de s’autoproclamer comme étant sa fiancée ? Et elle lui infligea le coup de grâce en à peine deux secondes lorsqu’elle enchaîna en parlant de son projet. Comment… Comment était-elle au courant ? La stupeur retenait le jeune homme cloué au lit, sentant le monde tournoyer autour de lui, les couleurs ne devenant plus qu’un miasme horrible gambadant sur les murs. La jeune femme elle-même devenait difforme, sa peau commençait à fondre alors que sa voix chutait horriblement dans les graves, dévoilant de larges canines. Pris de vertiges, comprenant à quoi son hallucination était due, le jeune homme appliqua ses mains sur ses paumes en fermant les yeux, retenant la vague de répugnance qui le submergeait, comprenant peu à peu à quoi elle voulait vraiment en venir. En à peine quelques secondes, l’illusion s’était évanouie et sa voix lui paraissait plus claire, plus humaine. Se redressant, il rouvrit également les yeux avant de se saisir de son portefeuille comme un futur noyé s’accrocherait à la première bouée venue, avec un espoir fou. Ce même espoir qui le fit brutalement retomber dans les ténèbres abyssales de la réalité qu’elle lui imposait lorsque Ulrich réalisa qu’elle disait vrai, que ce n’était absolument pas une fabulation. Elle savait… elle savait tout.

Le jeune baron ne vit pas le changement soudain chez elle, trop occupé à fixer le blanc des draps, les poings serrés. Il aurait dû avoir peur et pourtant ses menaces ne causèrent que rage chez le jeune homme. Pourtant il s’efforça de respirer plus ou moins calmement, de manière à retrouver la maîtrise de lui-même mais il n’y parvenait pas. La bouffée de haine qu’elle lui insufflait avec son jeu stupide avait trop embrumé son esprit pour réaliser qu’il n’avait pas perdu, pas foutrement et misérablement perdu comme il le pensait et que son petit jeu n’était que du bluff pur et dur visant à l’étourdir pour en faire sa chose. Quelle idée dégoûtante… Lui un Van Perth, la chose d’une fille à peine plus haute que trois pommes. Le ridicule de la situation lui donnait envie de rire, mais pas d’un rire chaleureux, non plutôt d’un rire forcé, au bord de la folie, le genre de rire qui fait très psychopathe parce qu’il n’y a rien d’humain dans un tel rire, rien que de la froideur et un goût métallique. Le jeune baron ne la vit pas arriver mais sentit ses mains sur son menton alors qu’elle se baissait. Il ne put rien faire, rien dire, trop figé, trop englué dans sa propre torpeur. Bordel. Elle l’avait eu. Autant au baiser, il n’avait pas frémi d’un pouce, déterminé à ne pas lui faire le plaisir de réagir, autant lorsqu’elle prononça un terme qu’il avait toujours trouvé ridiculement mielleux chez les autres filles qui lui disaient, autant ça lui flanqua la trouille avec elle mais ce ne fut pas la peur qui craquela le visage du jeune homme, c’était plutôt un rictus de dégoût, un dégoût immense, viscéral comme celui qu’il éprouvait vis-à-vis de son grand-père. Une antipathie qui n’avait pas de sens et qui ne bénéficiait pas de la victoire de la raison sur la chair. Ce qu’il avait envie de lui faire mal en cet instant même, imaginant avec un plaisir presque jouissif lui tailler le fameux sourire de l’Ange pour effacer de son visage l’affront qu’elle lui flanquait avec joie en voyant la mine qu’elle affichait présentement. Les poings serrés sur les draps, les épaules d’Ulrich tressaillirent alors qu’il baissait la tête cachant son visage pour dissimuler le sourire mauvais sur ses lèvres. Ainsi c’était comme ça… Il allait lui falloir être très prudent à partir de maintenant puisqu’il marchait sur une corde raide mais s’il tombait, il s’assurerait de ne pas être le seul à tomber, c’est avec délice qu’il l’entraînerait dans sa chute parce qu’elle ne ressortirait pas indemne d’une confrontation avec un Van Perth, pas après l’avoir ridiculisé de la sorte. Jamais. Jamais il ne tolèrerait d’être l’esclave de quiconque, encore moins d’elle. En la voyant saisir la clé, le jeune homme sourit de plus belle. Voilà qui venait probablement de la perturber étant donné l’air satisfait qu’elle arborait avant alors qu’elle ne connaissait pas l’existence d’une seconde clé. Petit à petit, le jeune baron regagnait confiance, se doutant que si elle s’abaissait à utiliser de tels moyens, c’était qu’elle était désespérée et se réjouissait avidement de devenir baronne car Ulrich n’envisageait pas une seule seconde qu’une fille de seconde zone puisse élaborer un plan aussi diabolique. Non… La jeune femme devait être d’un rang à peu près équivalent au sien au niveau de la richesse mais visiblement pas une noble sinon elle n’aurait que faire de devenir baronne, à moins qu’elle ne veuille qu’ajouter le deuxième meilleur parti à son tableau de chasse en l’obligeant à devenir son fiancé.

L’espace d’un instant son sourire se volatilisa alors qu’il relevait la tête pour croiser ses yeux, essayant de lui insuffler toute l’aversion qu’elle lui causait rien qu’en se tenant dans la même pièce à lui parler comme s’il était un être inférieur. Ses poings se desserrèrent, lâchant les draps froissés et sa main droite au lieu de se saisir de la clé, enserra le poignet de la blondinette et sa prise se resserra alors que son visage lui, affichait un air impassible. Au lieu de parler, il se contenta de serrer encore et encore en la fixant de ses yeux bleu polaire à la limite du gris, tenant à lui faire comprendre que ce n’était pas parce qu’il était devenu son fiancé aux yeux de tous qu’elle pouvait tout se permettre non plus. Il comptait sur son ambition démesurée pour imposer une limite plutôt lointaine au comportement qu’il ne devait pas avoir envers elle et le jeune baron pensait que faire ceci, bien que cela doive lui faire mal à coup sur vu qu’il faisait exprès de serrer au même endroit qu’il avait précédemment rendu douloureux par ses multiples placages. Et puis son visage prit tout à coup un air charmant, presque tendre alors qu’un sourire gagnait ses lèvres légèrement rosées. D’un même mouvement, il relâcha sa prise et attrapa la clé avant de quitter le lit et il lui tourna le dos, de nouveau un air sombre sur son joli visage.

Puisque tels sont vos désirs, Baronne.

Baronne. Il l'avait craché avec tellement de mépris qu'elle ne pouvait plus faire semblant d'ignorer l'antipathie qu'il ressentait à son égard, se rendant compte qu'il s'était totalement trompé sur la jeune femme mais puisqu’elle tenait tellement devenir une Van Perth, il allait lui montrer ce qu’était un Van Perth et que qui qu’elle fut, une inconnue restait une inconnue incapable de rivaliser. Déverrouillant la porte, le jeune homme au physique angélique se dit qu’après tout, il avait du temps, tout le temps du monde pour se venger, il allait même se montrer en fiancé exemplaire devant les autres puisque telle était sa volonté, peut-être même allait-il se comporter de manière gentille en privé et le jour où elle baisserait sa garde, le jour où elle montrerait le moindre relâchement ou sentiment à son égard, il frapperait plus vif qu’un cobra, distillant son venin directement au cœur. Oh oui… On ne se moquait pas d’un Van Perth. Et pourtant malgré ses bravades, il était terrifié face à cette situation mais c’était inacceptable, il ne pouvait pas plier devant une telle femme sans quoi les multiples blessures que lui avaient infligées Lothar n’avaient jamais servi à rien. Ah Lothar… Ce bon vieux Lothar. Face à la stratégie diabolique qu’utilisait la blondasse, le jeune homme était presque nostalgique, surtout vis-à-vis de ce fameux jour.

[La suite dans l'prochain XD ->]
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Ulrich Van Perth
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Sam 7 Juil - 5:16

['ttention blondie, ceci est la suite du double post -au cas où j'préviens XD ->]

FLASH BACK
Quelques jours plus tôt

Jeune Baron ! Vous tombez à merveille, votre grand père vous attend dans le grand salon…, s’exclama le vieux majordome à peine eut-il ouvert la porte devant un Ulrich essoufflé, revenant à peine d’une course dans les bois sur son pur sang préféré.

Le jeune homme avait été surpris d’apprendre que Lothar sommait sa présence sur le champ, ayant plutôt eu l’impression que sa présence était indésirable au contraire mais il s’était exécuté aussitôt, son épaule ne se souvenant que trop bien de la dernière fois qu’il s’était laissé désiré alors il s’était dirigé au galop vers la risée des arbres, jusqu’à sortir du petit bois et avait laissé son cheval au palefrenier à peine avait-il atteint les premières marches, les grimpant sans atteindre et suite à l’annonce, il avait grimacé, faisant un signe désignant ses vêtements mais le majordome qui servait son grand-père depuis tant d’années avait secoué sa tête décharnée. Résigné à conserver ses habits plus adaptés à l’équitation et à la chasse qu’à se faire recevoir par Lothar pour une importante nouvelle, il se dirigea vers le grand salon et sans se faire annoncer ni quoi que ce soit, poussa les lourdes portes à double battants en chêne, devançant son valet.

Vous m’avez fait demander ? s’enquit-il aussitôt, faussement inquiété alors que les portes se refermaient derrière lui sèchement, lui donnant l’impression de s’être fait prendre au piège.

En effet, répondit le vieil homme en quittant les grandes fenêtres du regard. Allons Ulrich, approches… Je ne vais pas te faire de mal.

La suavité du ton de Lothar n’échappa pas au jeune homme qui s’avança pourtant, contraint, subissant le regard perçant du patriarche. Une légère réticence gagna les prunelles bleues du grand-père à chaque pas qu’Ulrich faisait vers lui comme si une soudaine proximité était répugnante. Et sans le voir venir, le jeune homme s’était fait violement giflé par le vieux décharné et avait reculé d‘un pas, le souffle sifflant. Évitant de poser sa main sur sa joue, se souvenant que la seule et unique fois où il avait fait ce geste, il s’était pris un deuxième coup mais de canne cette fois-ci, l’héritier laissa son regard glisser jusqu’à la main qui venait de se lever sur lui, se doutant avec satisfaction que Lothar avait du en sentir la douleur jusqu’à son coccyx et que ce dernier devait encore en trembler.

Imbécile. Triple crétin…, avait commencé à siffler Lothar d’une voix plus que haineuse et le jeune baron eut la soudaine intuition qu’il allait lui parler d’un évènement survenu la veille lorsqu’il avait éconduit la jeune femme que le vieux Van Perth avait choisi pour lui. Sais-tu seulement ce que tu viens de faire ? Réalises-tu la portée de ton geste Ulrich ? Veux-tu que je te déshérite à cause de tes gestes inconsidérés ?

Restant silencieux parce qu’après tout, il savait que son grand père n’attendait pas de réponse parce qu’aucune ne se révèlerait acceptable, il conserva la tête basse, comme soumis. Un de ces jours, il ne le saurait plus le supporter et saisirait la canne pour battre à mort ce salaud qui ne cessait de le frapper dès qu’une chose lui était déplaisante et de lui reprocher tous les malheurs du monde puis se montrait comme une figure paternelle aimante, soucieuse du bien être de son rejeton. Serrant les poings, le jeune homme finit par relever la tête, la mâchoire fermée avec un éclat déterminé brûlant ses prunelles bleues.

Bien sûr que je le sais. Cette Freja, qu’importe sa richesse, était d’une imbécillité rare. Si je dois un jour, prendre épouse comme vous ne cessez de me le dire, j’exige au moins une épouse cultivée, pas seulement une femme qui m’apporte le prestige de son nom et des millions de shillings autrichiens. Parce que je n’estime pas en avoir besoin bien que vous teniez de manière plus que serrée mes dépenses sous l’égide de ce bon vieux Friedrich mais je ne critique pas cela...


Arpentant la pièce, il leva un doigt alors que Lothar entrouvrait les lèvres, déterminé à pousser son idée jusqu’au bout.

Je n’ai pas fini… J’estime que je suis en droit de choisir mon épouse et puisque je ne vais pas tarder à partir en Angleterre où se trouvera probablement le fleuron de l’aristocratie, permettez-moi ce délai pour trouver promise. S’il s’avère que je reviens sans fiancée à satisfaire à votre jugement, j’épouserais quiconque vous me proposerez.

Lothar resta silencieux une seconde avant de faire siffler sa canne mais à la plus grande surprise du jeune baron qui s’apprêtait à protéger son visage, le vieil homme se contenta de la pointer vers lui.

Très bien. Accordé.

Satisfait, Ulrich s’apprêta à prendre congé, ne croyant pas sa chance lorsque la voix du patriarche retentit de nouveau, si basse qu’il crut avoir rêvé.

Tu te comportes enfin comme un homme, Ulrich Van Perth.

FIN DU FLASH BACK

[sniiif trop d’émotion xD ->]

Maintenant qu’il y réfléchissait, il aurait peut-être dû épouser cette Freja mais elle n’était pas à son goût en plus d’être insipide. Elle n’était pourtant pas moche, non. Elle était juste… amputée de beauté. Et leur rencontre ainsi que leur promenade dans les jardins du domaine avaient été un tel enfer qu’Ulrich avait préféré agir en jeune homme glacial pour dissuader sa future promise. Malheur. Elle aspirait au contraire à le revoir, croyant cela pour de la réserve mais il avait réussi à toujours trouver une excuse jusqu’à ce qu’elle vienne demander conseil au grand-père… Perdu dans ses pensées, il avait totalement oublié la raison pour laquelle il se trouvait dans le couloir presque nu et la réalité le frappa de nouveau. Le jeune baron s’efforça de ne pas trop contracter la mâchoire mais c’était peine perdue, il récupéra les valises qu’il transporta non sans joie à l’intérieur de la chambre et les déposa deux à deux, enfin il ne les déposa pas réellement pas plus qu’il ne les jetait, c’était un compromis entre les deux et effectua sa tâche plus rapidement qu’il les avait jetées bien que son absence mentale ait durée moins de cinq minutes. Une fois le travail demandé réalisé, il referma la porte, laissant la clé dans la serrure mais ne la verrouillant pas pour autant et sans regard pour sa nouvelle fiancée, il retourna se coucher, lui tournant volontairement le dos, se demandant si dormir par terre ne serait pas mieux tant son écœurement était fort à l’idée qu’elle le touche ou qu’elle vienne se coller contre lui, dans une position qui serait naturelle pour deux jeunes amoureux mais ils ne l’étaient pas et ne le seraient certainement jamais. Demain promettait d’être une longue et horrible journée mais il bénissait à présent l’idée qu’ils aient des colocataires, ce qui signifiait qu’il allait pouvoir passer quelques nuits loin de cette blonde révulsant tous ses sens. Essayant de détendre son corps, il n’avait pourtant plus aucune envie de dormir et se préparait mentalement à ce qui l’attendait, c’est-à-dire devoir la toucher de manière volontaire devant les autres et prétendre un amour factice, il devrait pouvoir y arriver en refoulant au plus loin les sentiments répulsifs qu’elle lui inspirait...

[Et wouala wouala... "baronne" XD]
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Alice Evans
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Sam 7 Juil - 17:45

Alice se sentait carrément pousser des ailes, elle qui pensait simplement passer des vacances plus que ordinaires en compagnie de la jeunesse dorée Européenne venait de franchir un tout nouveau stade. Habituellement considérée comme étant une petit blonde insipide plutôt agréable malgré le fait qu’elle est la langue assez pendue venait de se découvrir de véritable talents cachés en matière de manipulation. Et ce n’était absolument pas pour lui déplaire, bien au contraire, grâce à ça, elle allait peut être une bonne fois pour tout accéder à ce qu’elle aspirait tant, ou du moins réaliser le rêve de sa vie. Je vous l’accorde, c’est vraiment très loin d’être un rêve que l’on pourrait éventuellement appeler banale, mais de toute manière dans la tête de la petite blonde, rien n’avait jamais été banale…
Comme toutes les petites filles, Alice avait un jour rêvé d’être une princesse, en jouant avec ses copines dans sa chambre, déguisée d’une charmant robe digne de celles de Peau D’âne dans le célèbre recueil de contes moralistes de Charles Perrault et déjà à cette époque, elle avait affirmé à ses copines qu’un jour elle serait digne d’être noble…
Toutes sa vie avait été de la sorte, à chaque fois que la jeune Evans avait désiré quelque chose, elle avait tout faire pour l’obtenir. Ainsi à 8 ans lorsque sa meilleure amie Jynn avait eu le droit de se percer les oreilles, Alice avait tout fait pour arriver le lendemain les cheveux colorés. A 14 ans, Debora avait eu son premier Boyfriend, Alice avait tout fait pour obtenir un cliché d’elle en compagnie de Justin Timberlake, le mec adulé de l’époque spécialement connu pour être le plus sexy du groupe N’Sync…enfin à 15 ans face à Kimber qui était devenu la présidente du conseil des élèves, la belle californienne avait cassé la jambe de Jynn, meilleure qu’elle en danse pour devenir la capitaine des Cheerleaders, bien entendu tout avait été calculé et la pauvre Jynn avait officiellement subi un dramatique accident de vélo…quoi qu’il en soit, aujourd’hui âgée de 17 ans, Alice n’attendait qu’une chose, réaliser le seul rêve qu’elle n’avait pas encore put réaliser, faire partie de la noblesse ! Cette obsession lui était spécialement revenue en tête, lorsque sa meilleure amie Jynn, justement, avait annoncé ses fiançailles avec un prince Turc des suites d’un voyage en Turquie…comme vos pouvez vous en doutez, cela avait mis les nerfs d’Alice en pelote, elle qui avait toujours tous fait pour battre cette petite mijaurée venait de se faire avoir en beauté…Quoi qu’il en soit, ce voyage en Angleterre tombait vraiment à pique, c’était tout à fait le moment rêvé de prouver une fois de plus à cette Jynn qu’on ne battait pas une Evans impunément, quoi qu’il en soit, elle c’était pariée à elle-même de revenir la bague au doigt…
Lors des 8h de vol, Alice avait alors pensé à quelque chose qui ne lui avait jusqu’à présent pas du tout traversé l’esprit, merde de merde, et si jamais aucun noble faisait parti de la fête, non, mon Dieu non il était carrément hors de question qu’elle se fiance à un aristocrate, autant rester à Los Angeles pour ça ! Elle c’était alors calmée se disant qu’elle aviserait de trouver une solution sur place, de toute manière le mariage de Jynn n’aurait pas lieu avant les 21 ans de la jolie rousse, et oui c’est parents avaient été clairs là-dessus, ça laissait 4 à Alice pour se trouver mieux…et puis non, Alice n’avait jamais été patiente, quoi qu’il en soit, elle trouverait sur place, elle en était sûre, personne ne pourrait se foutre en travers de son chemin ni de son plan…C’est vrai que tout ça faisait un peu caprice de petite fille gâtée, mais pour Alice ça avait beaucoup plus d’importance, c’était le moyen également de rivaliser son frère…et oui le bougre était devenu une véritable star du surf, elle n’avait jamais été capable de tenir droite sur une planche, bref, suite à ça elle avait essayé divers sports, diverses activités, mais elle du bien vite se rendre à l’évidence, non Alice Evans n’avait aucun talent spécifique, non Alice Evans n’était qu’une fille ordinaire, la preuve, rien que pour devenir la capitaine de Cheerleaders, elle avait été obligée de manipuler un plan démoniaque afin que sa supposée meilleure amie se brise la jambe…c’était vraiment pathétique…
Et bien, ce soir là, Alice venait de découvrir quelque chose et ne trahissait pas le moins du monde sa joie, oui Alice Evans avait enfin découvert SON talent, Alice Evans était sans aucun doute la plus grande et plus forte manipulatrice de son siècle. Elle se retenait afin de ne point s’applaudire elle-même, m’enfin pourtant il y avait de quoi, n’était-elle pas tout simplement géniale ? En même temps on pouvait dire que la chance avait été de son coté, et bien qu’elle ne croit pas forcément à toutes ses conneries sur la destinée et la fortune, elle allait tout faire pour se servir de ça à son avantage et avoir tout ce qu’elle méritait, la gloire, la fortune et la reconnaissance !
De plus elle imaginait déjà la tête de Jynn, son prince turc était tout à fait fade face à son sexy baron autrichien , surtout que voilà quoi, le jeune homme était connu pour être un éternel célibataire, celle qui parviendrait à lui mettre la bague au doigt aurait énormément de mérites, et Alice se voyait déjà recevoir tout ce mérite, vous savez faire les première pages des magazines people avec en gros titre « Exclusif, le visage de la future baronne Van Perth…elle a réussit à passer la corde au coup au deuxième meilleur parti Européen et elle est américaine ! » Bref tout ça serait tout à fait génialissime ! Par contre Ulrich de son coté n’avait pas l’air d’être aussi excité à cette idée qu’elle. Alors qu’elle lui exposait ce qui allait désormais se passer pour eux, elle avait remarqué qu’il tenait fortement entre ses mains le drap de coton égyptien du lit, il se trouvait impuissant, et c’était tout à fait jouissif ! Bien entendu le fait de s’approcher de lui pour déposer un baiser sur ses lèvres étaient une provocation, mais c’était également le moyen imparable de lui prouver qu’elle assurait un max et qu’il ne pourrait rien contre elle…C’est alors qu’il avait lâché le drap pour attraper fortement son poignet. Alice n’avait pas bougé d’un centimètre, gardant son regard bleuté ancré dans celui du jeune baron, un sourire narquois aux lèvres, elle ne montra pas le moindre signe de douleur, bien qu’il lui fasse foutrement mal, mais bon, maintenant elle savait pourquoi les conquêtes défilaient chez lui, il devait sans doute être léger sado-maso…la belle blonde tacherait de régler ce petit problème en temps voulu^^ Finalement Ulrich lâcha son poignet prenant un drôle d’air charmant…tout ça était un peu étrange, mais Alice ne se fit pas plus de soucis que ça, après tout, il devait sans doute avoir compris qu’il n’avait pas le choix et que la seule façon de s’en sortir était désormais d’obéir, et puis bon, c’était pas comme s’il était tombé sur une moche, Alice était tout à fait canon et ferait une merveilleuse baronne, pas de quoi se plaindre ^^ Il s’attela à la tâche de ramener les valises dans la chambre, accentuant sur le mot « baronne »…qui entre ses lèvres sonnait faux, Alice haussa les épaules, tentant de penser à autre chose et savourant sa première victoire…au moment même où monsieur avait viré ses valises de la chambre, elle avait su que ça serait lui qui les rangerait à nouveau…elle ne c’était pas trompée. Elle s’installa au bord du lit, croisant ses fines jambes tout en le regardant faire…elle ne se gêna pas pour le mater…c’est vrai qu’il était tout à fait canon dans son genre…grand, divinement bien foutu et surtout ayant presque 30 ans…Ulrich était tout simplement totalement le type d’homme de la jeune lycéenne…d’ailleurs au passage, elle pensa au fait qu’il ne savait encore rien, d’elle, mais préféra se taire, elle tâcherait l’informer au compte goutte et surtout au moment prévu, afin qu’il ne puisse pas se retourner contre elle, genre qu’il engage un autre tireur à gage pour elle, c’était plus dur à faire quand on ignorait l’identité de la personne en question…et puis le coté lycéen, elle préférait carrément mettre ça de coté, bah oui, aucun baron n’aurait raisonnablement voulu épouser une jeune californienne mineure ayant 9 ans de moins, ça faisait limite détournement de mineure non ? Bref, lorsque Ulrich eu fini, il referma la porte, laissant sagement la clé dans la serrure…bien, c’est qu’il apprenait vite le petit ! Elle ne put s’empêcher de sourire, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, tout marchait comme sur des roulettes !
La jolie Alice ne put s’empêcher de remarquer que le jeune baron avait tendance à être souvent dans la lune et ça, ça serait un truc à travailler, non il était hors de question qu’il lui foute des vents, à partir de maintenant, elle devait devenir le centre de son attention, le centre de ses intérêts, plus il travaillerait sur ça en privé, plus il serait capable d’agir volontairement en public, c’était plutôt logique ! Le baron se coucha sur le lit, lui tournant le dos. Elle resta un moment à le regarder…bref il avait été plutôt conciliant, il méritait une petite récompense non ? Elle s’allongea un peu sur le lit, se rapprochant de son dos. Tout prêt de lui, elle posa l’un de ses doigts sur son épaules et le laissa glisser le long de son bras…monsieur boudait ?


C’est pas la peine de faire la tête…maintenant qu’on va finir notre vie ensemble il va falloir que tu fasses quelques efforts…c’est bien joli de sauver les apparences devant les autres mais il faut que tu te mette en tête une bonne fois pour toute, que c’est moi qui décide désormais…et surtout que lorsque je veux quelque chose, je l’obtiens toujours…

Le jeune baron se retourna sur le lit, se mettant sur le dos afin de lui lancer un regard noir qui fit rire notre petite californienne…il pouvait bien lui lancer tous les regards noirs qu’il souhaitait, rien ne viendrait changer la situation actuelle, il avait fait une grave faute de s’endormir si paisiblement à ses cotés et allait en payer les conséquences. Alice se leva, se dirigeant vers le coin du lit, où se trouvait toujours son sac à main Chanel. Elle se pencha doucement, glissant le petit morceau de papier qu’elle retenait elle ne savait comment grâca à son short depuis tout à l’heure, à l’intérieur d’une poche secrète. Une fois cela fait, elle se redressa se dirigeant vers la porte de la chambre, tournant doucement la clé pour verrouiller la porte…bah oui faudrait pas que quelqu’un entre au moment même où les choses devenaient enfin intéressantes xD
Se dirigeant vers le lit, elle s’arrêta devant lui, alors que Ulrich lui lançait un regard d’incompréhension…bah quoi ? Maintenant qu’elle avait à son service un petit baron rien que pour elle, elle allait pas se gêner pour en profiter un max…Elle se pinça doucement la lèvre inférieure geste qui lui donnait un petit coté innocent…après tout n’était-elle pas le reflet même de l’innocence ? Mais bon, toute cette histoire lui avait coupé le sommeil, et là elle avait grandement besoin de se dépenser [ptdrrr ok mode nympho : on xD] Elle souleva doucement son débardeur, révélant pour la seconde fois depuis leur rencontre, son fameux petit piercing Chanel au nombril. Jouant avec son débardeur, elle le retira enfin…de toute manière elle avait un corps tout à fait parfait, si monsieur ne la trouvait pas à son goût, elle ferait tout pour lui faire changer d’avis…de gré ou de force [mode violeuse : on]…Comme s’il fallait s’y attendre, Ulrich eu un mouvement de recul devant la soudaine nudité de la jeune femme…genre comme s’il était surpris, alors qu’au départ le bougre ne c’était pas gêné pour la reluquer…breffons retirant également son mini short, elle le lança d’un coup de jambe un peu plus loin sur le parquet, grimpant enfin sur le lit, étirant sa jambe pour s’allonger sur le baron et le plaquer totalement contre le matelas [bordel là je pense à tous les pervers du fo’…et je me dis que je pourrais faire ma sadique et couper court…Xd]. La belle californienne nue approcha doucement ses lèvres délicieusement pulpeuses de son oreille, attrapant doucement le lobe entre ses dents pour le lâcher et susurrer :


Ne fais pas ton difficile…prend ça pour une récompense trésor…parce que même si je ne l’ai pas dis clairement, tu ne pourras plus toucher une autre femme…et encore en ce qui me concerne, ça sera seulement selon mon bon vouloir…ça risque d’être frustrant mon beau baron…

Elle lâcha un petit rire sadique avant de poser ses lèvres contre le cou chaud du jeune homme, laissant sa langue glisser sur sa peau. Elle laissa glisser l’une de ses mains contre son torse si parfaitement entretenu…whaa quelle soirée mouvementée, Alice savait qu’elle repartirait la bague au doigt de cette fichue île du nègre, mais se doutait pas le moins du monde qu’elle aurait autant de pouvoir sur le deuxième meilleur parti Européen dès sa première soirée…c’était légèrement surréaliste, et sur le coup Alice faillit s’arrêter un instant, juste pour prendre le temps de se pincer mais après tout, si tout ça n’était qu’un rêve et qu’actuellement elle se trouvait en train de roupiller dans son lit en Californie, ça serait terriblement frustrant, elle préférait de loin vivre ce rêve à fond. Retirant son doux visage du cou de son futur mari, elle se dirigea jusqu’à ses lèvres, lui donnant un baiser plus que torride…
Je sais ce que vous pensez…c’est du viol…MAIS NONNNNN mdrr, et puis tout le monde sait que de toute manière un mec est toujours consentant…même si le baron se montrait un peu rebelle, tout ça n’était qu’une question de temps, bientôt il ne pourrait pas résister aux baisers sensuelles de la petite blonde, bientôt, il serait forcé de se laisser aller, et puis le bougre n’allait tout de même pas se plaindre, il avait la chance d’avoir sur lui l’une des plus sexy aristocrates Américaines…De toute façon Alice disposait d’assez de charmes et de sensualités pour lui faire oublier cette soirée à notre beau baron et focaliser l’attention sur elle, toute sa vie elle était parvenue à faire en sorte qu’a chaque fois qu’elle soit quelque part elle devienne le centre d’attention de l’assemblée…Elle pensait d’ailleurs déjà au banquet de demain, lorsque pendue au bras de Ulrich, tout le monde verrait en elle une baronne, tout le monde la jalouserait et l’envierait. En ce qui concernait la bague, elle n’aurait pas trop de soucis à se faire, sur le net elle pouvait commander un magnifique solitaire et faire en sorte qu’il arrive en urgence par jet jusqu’ici…d’ailleurs en prenant commande, elle en profiterait pour envoyer à quelques journaux people des mails, d’une source anonyme évidemment, qui les renseignerait sur la future baronne Van Perth…c’est vrai que ça pouvait éventuellement léger choquer ses parents et son frère, mais merde, elle faisait ce qu’elle voulait à ce qu’elle savait…elle était assez grande pour savoir ce qui était bien ou pas et surtout assez intelligente pour que son plan ne trouve jamais aucune faille !
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Ulrich Van Perth
Qui dit homme ne dit pas coupable.. Vous êtes sexistes ma parole…
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   Dim 8 Juil - 18:35

[WAI deuxième pageuuh ! *danse de la joie XD* ->]

Les yeux clos, le jeune homme avait peine à se détendre, la sachant si près de lui, sentant une nervosité inhabituelle l’éloigner des bras de Morphée. N’étant pas un grand habitué à ressentir des émotions autre que la satisfaction, la douleur ou le plaisir, Ulrich ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il éprouvait à l’instant même, voulant juste s’endormir une fois de plus ou oublier un instant cette histoire, quelques secondes d’espérances, c’était tout ce qu’il désirait mais la jeune femme ne semblait pas déterminée à le laisser en paix alors qu’il avait bien besoin de faire le point, ayant déjà fait le tour des solutions qui s’offraient à lui et n’en avait obtenue qu’une de viable, celle de jouer le mort à la perfection afin qu’elle soit satisfaite, remblayant son arrogance et sa prétention si légendaires. Aspirant à la tranquillité, c’est pourtant presque sans surprise qu’il la sentit s’approcher, en ayant visiblement assez de le regarder lui tourner le dos. Sa réaction avait été on ne peut plus puérile mais le jeune baron ne savait plus sur quel pied danser depuis qu’elle lui avait annoncé son plan. Il avait remarqué qu’elle n’appréciait pas du tout ses fréquentes rêveries puisque naturellement elle souhaitait être le seul centre d’intérêt du jeune homme et c’était une chose qu’il pouvait évidemment comprendre, ayant déjà eu affaire à nombre d’amantes jalouses. Cette jalousie l’avait toujours amusé, bien qu’il éprouve une certaine admiration vis-à-vis des jeunes femmes qui éprouvaient ce sentiment, jugeant qu’elles devaient tout de même éprouver une certaine affection envers l’objet de leur jalousie ou alors c’était qu’elles n’étaient tout simplement pas prêteuses, difficile à dire… Les sentiments humains n’avaient jamais vraiment été sa plus grand préoccupation et l’autrichien commençait à le regretter, n’ayant pas lui-même de comparaisons à faire. Après tout, il était connu pour être un éternel insaisissable, couchant à droite à gauche sans jamais repasser deux fois derrière lui, abandonnant sans regret ses amantes, ne restant jamais dormir mais elles le savaient toutes et espéraient quand même être celle qui changerait ses mauvaises habitudes mais aucune n’y était parvenue, c’était bien simple, il ne s’attachait pas, ne s’en laissant pas le temps et des émotions, il n’en connaissait que trois, la satisfaction, la douleur et le plaisir, rien d’autre. Surtout pas le malaise qu’il sentait croître alors que sa nouvelle fiancée s’approchait de lui et dont un doigt maintenant effleurait sa peau dans ce qui pouvait ressembler aux prémices d’une caresse et lui causa un frisson. Ignorant ce toucher, tentant de l’occulter, Ulrich essayait de se convaincre que ce n’était qu’un mauvais rêve, ça ne pouvait être qu’un mauvais rêve mais la voix de la blonde vint le perturber, tout ça pour lui dire qu’elle obtenait toujours ce qu’elle voulait et qu’elle voulait qu’il fasse des efforts et surtout qu’elle ne saurait pas se satisfaire de jolies apparences d’après ce qu’il comprenait de son sous-entendu. En clair, c’était elle qui portait la culotte [plus pour longtemps XD] et elle souhaitait qu’il en soit pleinement conscient, comme s’il ne le savait pas déjà et que sa soudaine bouderie à son égard n’était qu’une preuve de l’inconstance de son humeur…

Se retournant, Ulrich lui lança un regard noir, n’appréciant pas qu’elle ait perturbé ses tentatives d’auto persuasion, surtout pour lui conter des fadaises pareilles alors qu’il les avait déjà -difficilement- assimilés. Avec un soulagement presque perceptible, le jeune baron la vit se lever pour se diriger vers ses affaires et soudainement suspect, suivit ses actions, trouvant trop étrange de s’en tirer à si bon compte après son petit discours nombriliste. Elle fit des gestes étranges qu’il ne percevait pas réellement mais avait un rapport avec son sac à main d’après ce qu’il voyait. Un léger sourire gagna les lèvres du jeune homme en pensant savoir ce qu’elle faisait. Non ? Venait-elle réellement de déposer la meilleure de ses preuves dans son sac à main ? Si tel était le cas, il n’avait qu’à le lui voler pour briser tout ses rêves de mariage, n’ayant pas le temps de le fouiller mais il ne fallait pas qu’il se trompe, sans quoi il allait sûrement payer le prix fort de son infortune. Bah… de toute façon, il n’était pas vraiment pressé. Il fallait juste qu’il garde espoir, c’était tout ce qu’il avait à faire, se doutant que même si jamais il devait la présenter comme étant sa fiancée, il pourrait bien trouver un mensonge pour le sortir d’affaire si la comédie devait s’arrêter du jour au lendemain. Ne souhaitant pas qu’elle s’aperçoive qu’il l’ait percée à jour, il reprit son air sombre qui de toute manière serait venu naturellement en voyant qu’à son tour, elle les enfermait. Une soudaine intuition lui dictait qu’il n’allait pas tarder à comprendre en souhaitant justement le contraire… Perdu, il se contenta de la regarder se diriger vers le lit puis se pincer les lèvres dans un geste si innocent que le jeune baron réprima un rire. Dieu que l’innocence lui seyait bien malgré ce qu’il savait, se rendant compte que quiconque se tiendrait avec eux sans connaître l’histoire, l’aurait probablement prise pour la jeune femme innocente qu’elle paraissait l’être mais pour lui, tout avait un goût faux. Le jeune homme la vit amener ses mains près de son débardeur et en l’espace d’une seconde, il réalisa pourquoi elle s’était mise en face de lui, voulant certainement lui faire apprécier un quelconque spectacle avant de nouveau le réprimer. L’héritier Van Perth pour la première fois de sa vie, espérait fortement que la jolie jeune femme qui lui faisait face resterait habillée mais non, comme depuis le début de leur rencontre, elle ne suivit pas ses espérances et le retira. Ulrich ne put retenir son brusque mouvement de recul comme s’il avait espéré trop fort. Pathétique à y repenser…. S’efforçant de ne pas la regarder, il savait pourtant que cette bataille était perdue d’avance mais préféra se concentrer sur un détail de sa physionomie comme… comme son nombril tiens ! Mais ça ne l’empêcha absolument pas de voir le mini short glisser sur la douce peau de la jeune femme qui le balança également sans plus de cérémonie. Gotte. Elle était passée en mode tigresse ou quoi ? Avec reluctance, il l’observa malgré tout monter sur le lit et carrément s’installer sur lui, bah voyons… elle voulait peut-être un thé aussi ? Il n’eut pas le temps de s’étonner davantage qu’elle le plaqua littéralement et le jeune homme retint son souffle, intrigué, ne sachant absolument pas quoi faire, hésitant entre la prendre au sérieux ou voir dans ses actions une nouvelle humiliation, peut-être les deux. Elle était complètement nue sur lui et ça, il s’en rendait très bien compte, pensez-vous il est au première loge, seulement il était totalement à l’ouest, n’ayant pas encore saisi le danger que tentait de lui insuffler la petite voix dans sa tête qui hurlait pourtant n’importe quoi pour qu’il se ressaisisse. De nouveau, un frisson courut le long de sa colonne alors qu’elle commençait tout juste à jouer avec lui mais il était de manière très étrange un peu ailleurs, réalisant à quel point il avait été salaud avec toutes les femmes qu’il avait utilisé pour tenter de ne plus avoir froid la nuit alors que ce n’était que dérisoire, le froid, c’était dedans, c’était la fine couche de neige sur son cœur et pas autre chose. C’était donc ça qu’on ressentait quand on était la proie, sans défense, acculée, un mélange de dégoût, de peur et de désir. Ce même désir qu’il sentait naître dans son bas ventre et que ne tarderait pas à remarquer la nudiste au dessus de lui. La prochaine fois, il dormirait avec un jean, y’avait plus de marges que dans son boxer diesel. Depuis qu’elle s’était allongée sur lui, Ulrich avait décidé de garder les yeux fermés pour tenter de refouler tout les éléments que son corps lui transmettait mais aussi pour calmer les battements de son cœur qui s’emballait. Le rire sadique le refroidit un peu néanmoins et au lieu de poser ses mains sur elle, ses doigts revinrent serrer le drap égyptien comme pour s’y agripper ou pour retenir les frissons qu’elle suscitait chez lui. Seulement après qu’elle l’eut embrassé et qu’il crut que son bas ventre allait exploser, il tourna légèrement la tête vers la gauche, reprenant sa respiration. Il se laissait faire comme un pantin désarticulé au gré de l’envie du marionnettiste, bien qu’il devait mobiliser toute sa volonté pour ne pas la faire basculer et céder à ses avances plus qu’équivoque mais c’était un terrain trop dangereux, trop mouvant pour qu’il puisse s’y laisser prendre. Rouvrant les yeux, le regard fixé sur l’armoire contre laquelle le jeune homme l’avait plaquée un peu plus tôt dans la matinée, il attendit que son rythme soit redevenu normal pour se mordiller légèrement la lèvre, espérant ne pas la blesser de nouveau.


Je ne veux pas de ta récompense… Je ne couche pas avec mes principes.

Cette simple phrase suffit à le remettre en selle et à lui flanquer du plomb dans la tête car bien que sa part charnelle la désirait ardemment, Ulrich n’avait aucune envie de coucher avec elle, autant ne pas s’emberlificoter dès le début avec un désir sexuel qu’il ne pourrait pas satisfaire, ce genre de dépendance non merci. Et s’il ne pouvait pas coucher avec une autre qu’elle alors il préférait encore ne pas coucher avec elle, possédant encore un zeste de fierté, cette même foutue fierté qui le retenait et l’empêchait également de fuir le lit, de la fuir elle. Le jeune baron la regarda à nouveau dans les yeux, dorénavant calme et plus maître de lui qu’il ne l’avait jamais été, désirant lui montrer que si auparavant il avait eu peur d’elle, cette peur stupide et aveugle ne le tenaillait plus, voilé sous son air « je m’en foutiste ». Soupirant, il détourna de nouveau les yeux comme s’il était ennuyé par la présente situation.

Maintenant si tu veux bien descendre, je suis encore fatigué et j’aimerais me reposer un peu plus avant le banquet. Il ne faudrait pas que malencontreusement sous le coup de la fatigue je fasse une bêtise. Ça serait fort dommage, tu ne crois pas chérie ?

Avec un sourire narquois, ses yeux bleus rencontrèrent de nouveau les siens alors que sa main droite quittait les draps pour caresser sa joue, ne voulant pas délibérément effleurer son corps. Il était changeant, presque lunatique après ses rêveries et là, il lui semblait tenir le moyen de renverser légèrement la balance. Si elle était raisonnable, elle accepterait mais viendrait certainement le coller quand même, juste histoire de dire « je cède mais ce n’est que partie remise », si elle ne l’était pas, eh bien, il aviserait selon sa réaction évidemment mais il avait regagné confiance et n’avait plus rien de l’agneau égaré mais il lui avait fallu un deuxième choc psychologique pour se rendre compte que son mental à lui pouvait dominer son propre corps et qu’il n’allait pas se laisser faire par une pimbêche de seconde zone, même s’il devait reconnaître qu’il était coincé pour le moment. La partie s’avérait réellement au dessus de ses attentes mais il fallait savoir qu’un Van Perth était très, très mauvais perdant…

Néanmoins, la meilleure chose à faire était véritablement de lui laisser croire qu’il lui abandonnait les rênes et frapper quand elle aurait le dos tourné. Le fait qu’il ne connaisse rien d’elle ne le dérangeait absolument pas, d’autant que si elle lui parlait d’elle, le jeune homme pouvait adopter en quelque sorte le syndrome de Stockholm et c’était bien la dernière chose à faire…Une pareille chose serait un désastre complet pour son plan encore à l’ébauche de brouillon. C’est pourquoi il était plutôt satisfait de ne même pas connaître son prénom ou son age, il n’en avait rien à faire, ce n’était pas intéressant pour lui parce qu’il ne tenait pas à s’en souvenir, jouant juste au parfait fiancé pour une fille capricieuse. Malheureusement il avait fallu un certain temps à Ulrich pour qu’il se débarrasse de son impulsivité maladive, étant emprisonné dans sa trouille monstre de l’engagement, tant et si bien que cela ne lui ressemblait pas mais l’actuel jeune homme qui s’avisait de la repousser avec un air presque arrogant était le réel Ulrich Van Perth et pas une pâle figure terrorisée par une jeune femme. Si Lothar avait été présent pour lui refiler des coups de canne, le jeune baron aurait assurément compris plus vite que rien n’était perdu et que le jeu ne faisait que commencer, toutefois il lui fallait se débrouiller seul et éviter les faux pas comme précédemment et prévenir toute soudaine panique, cela lui embrumait trop l’esprit. Et maintenant, le jeune homme attendait gentiment qu’elle accepte sa requête en voyant l’intérêt et la menace sous jacente, quoiqu’en même temps si elle décidait de rester sur lui ou de lui forcer la main, ça allait être très dérangeant…


[YEAHHHHH j'vais faire haïr des pervers du fofo XD]
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MessageSujet: Re: Le beau aux bois dormants [Baron <3]   

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